Yahia Gouasmi

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Seyyed Yahia Gouasmi, né en 1949 à Sidi Bel Abbès, est un homme politique et religieux chiite franco-algérien. Il est le fondateur du Centre Zahra à Grande-Synthe, de la Fédération chiite de France et du Parti antisioniste dont il est le président.

C'est le père de Farah Gouasmi, candidat aux élections législatives de 2012 pour le Parti antisioniste.

Biographie[modifier]

A l'âge de 16 ans, Gouasmi quitte l'Algérie pour s'installer à Calais en France. Il tient pendant un temps une boucherie halal.[1]

En 1978, il aurait d'après lui rencontré l'ayatollah Khomeini à Neauphle-le-Château. Il dit avoir été "surpris par sa personnalité et son charisme".[2]

En 1984, les services de contre-espionnage français découvrent que Gouasmi est le propriétaire, en plus d'un appartement à Dunkerque, d'un pied à terre à Lille et d'un logement à Boulogne-Billancourt. La même année, Gouasmi est impliqué avec deux autres activistes pro-Khomeini dans les préparatifs d'un attentat contre Hadi Hosandi, un journaliste iranien exilé à Londres. Gouasmi et ses complices sont alors expulsés d'Angleterre avant d'être appréhendés à Calais. Il reste un mois en prison puis est relâché, faute de preuves.[3]

En 1996, après l'audience d'un agent du renseignement iranien, l'implication de Gouasmi à la tête du commando est confirmée.[4]

En 2005, il fonde le Centre Zahra.[5]

Il participe à des manifestations contre Israël lors du conflit israélo-libanais de 2006, et porte plainte en novembre 2006 contre Israël auprès de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

En juillet 2008, il fonde l'Alliance stratégique et amicale du judaïsme et de l'islam contre le sionisme, avec Shmiel Mordche Borreman et Hadassah Borreman du Cercle d'études rabbiniques d'Anvers, en Belgique.[6]

En mai 2015, après qu'une caricature du prophète Mahomet par Luz ait été publiée dans Charlie Hebdo, Yahia Gouasmi, se proclamant descendant direct de Mahomet, porte plainte contre le journal pour "injure envers l'ascendant".[7]

Le 3 octobre 2018, son Centre Zahra est perquisitionné, soupçonné d'avoir des liens avec un groupe terroriste pro-iranien. Yahia Gouasmi dénonce alors la main d'Israël.[8] Le 17 octobre, Vincent Lapierre publie un reportage sur le Centre Zahra, dans lequel il interviewe le cheikh Jamel Tahiri et Yahia Gouasmi.[9] Le même jour, le préfet du Nord ordonne la fermeture du Centre Zahra.[10]

Relations avec Dieudonné[modifier]

En septembre 2008, après que le Centre Zahra, le MDI et la Droite socialiste se soient fait interdire une journée d'Al-Quds en France, Dieudonné se rend à leur conférence de presse pour les soutenir.[11]

Lors des élections européennes de 2009, Yahia Gouasmi crée le Parti antisioniste et s'associe notamment à Alain Soral et à Dieudonné pour lancer la liste antisioniste. En avril 2009, Yahia Gouasmi fait une conférence de presse avec Alain Soral et Dieudonné au théâtre de la Main d'or. Lors de cette conférence de presse, il dit notamment "à chaque divorce, moi je vous le dis, il y a un sioniste derrière".[12] Plus tard dans l'année, Gouasmi accompagne Dieudonné en Iran et l'aide vraisemblablement à rencontrer Mahmoud Ahmadinejad.[3] Ils font une conférence de presse après ce voyage en novembre 2009.[13]

En février 2014, alors que l'affaire Dieudonné bat son plein, Yahia Gouasmi est interviewé par PAS l'info (journal d'information du Parti antisioniste) à propos de l'affaire. Il soutient Dieudonné et dénonce l'amalgame qui serait fait entre l'antisionisme et l'antisémitisme.[14]

Relations avec Laurent James[modifier]

En avril 2009, dans un article glorifiant le Parti antisioniste, Laurent James déclare que "Tout jeune homme moderne ayant un tant soit peu lu Péguy se doit d'être radicalement concerné par le mouvement lancé par Dieudonné, Alain Soral et Yahya Gouasmi".[15]

Interviewé en avril 2010 par E&R, Laurent James qualifie Yahia Gouasmi d'"authentique traditionaliste révolutionnaire".[16]

En décembre 2011, Laurent James dit sur son blog que Yahia Gouasmi serait la seule personnalité politique "humaine" à laquelle il conviendrait de s'intéresser en 2012. Il raconte également qu'il a fait participer Gouasmi à un ready-made construit avec le livre "Petits riens sur presque tout" de Marc-Edouard Nabe.[17]

En février 2012, dans un article sur son blog, Laurent James loue la "grandeur" de Gouasmi, car il ne s'est pas moqué d'Oussama ben Laden à sa mort mais avait déclaré qu'une "étoile" avait disparue.[18] En mai 2012, il dit de Gouasmi : "Le seyyed Yahia Gouasmi est une des autorités spirituelles grand-continentales les plus justifiées, et à ce titre, est un haut gradé de la chevalerie cosmique des derniers temps héritière des Templiers".[19]

Relations avec Laurent Louis[modifier]

En mars 2013, Laurent Louis rencontre Yahia Gouasmi et déclare ensuite que le Parti antisioniste lui aurait proposé de "collaborer avec lui" sur Bruxelles, et qu'il aurait accepté.[20] Cependant, cette collaboration ne verra vraisemblablement jamais le jour.

En octobre 2015, Laurent Louis partage sur Facebook un article de Yahia Gouasmi expliquant qu'un complot contre l'islam se jouerait dans la guerre civile syrienne.[21]

Relations avec Kemi Seba[modifier]

En août 2008, Kemi Seba se rend au Centre Zahra et rencontre Yahia Gouasmi.[22] En septembre 2008, Gouasmi et son Centre Zahra se voient interdire, avec la Droite socialiste et le MDI de Kemi Seba, une journée mondiale d'Al-Quds en France. Gouasmi fait ensuite une conférence de presse avec Kemi Seba et Dieudonné.[11]

Relations avec Alain Soral[modifier]

Lors des élections européennes de 2009, Alain Soral participe à la liste du Parti antisioniste de Yahia Gouasmi.

En octobre 2018, après la perquisition du Centre Zahra de Yahia Gouasmi, Alain Soral s'exprime et dit qu'il pense que cela correspondrait à un calendrier sioniste ("pour ne pas dire plus"), et que cet événement ferait suite à la mise en détention de Tariq Ramadan et à la sortie du livre Destin français d'Éric Zemmour.[23]

Références[modifier]