Yacht People

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Yacht People est une bande dessinée en deux tomes dessinée par Zéon et co-écrite par Alain Soral et Dieudonné, ces deux derniers ayant respectivement écrit le scénario et les dialogues.

La BD est régulièrement comparée par Alain Soral aux travaux de Philippe Vuillemin.[1][2][3]

Quenelle en haute mer - Yacht People, tome 1[modifier]

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Parution[modifier]

Quenelle en haute mer est officiellement parue le 11 septembre 2012 après avoir été annoncée sur Égalité et Réconciliation.[4] Elle est alors coéditée par les éditions Kontre Kulture et les éditions La Plume de Dieudonné, tous les éditeurs auxquels Alain Soral a dans un premier temps proposé le BD ayant selon lui refusé de l'éditer.[5]

Très vite après, une séance de dédicace est organisée au théâtre de la Main d'or le 7 octobre, avec les trois auteurs.[6]

Quenelle en haute mer selon Alain Soral [modifier]

J'ai écrit l'histoire, c'est pour ça qu'elle est excellente, Dieudonné les dialogues, c'est pour ça que c'est très drôle, et Zéon dessine, c’est pour ça que c’est très bien dessiné.[7]

Résumé détaillé[modifier]

La BD s'ouvre sur une scène se déroulant une semaine après le début des événements à proprement parler. Alors que les médias relayent l'exécution de 250 occidentaux dans le golfe Persique, une petit fille arrive dans un village en Éthiopie à bord d'un bus plus que surchargé. Après être rentrée dans un bar pour y acheter un soda, elle voit à la télévision une allocution de Barack Obama annonçant que les États-Unis n'hésiteront pas à utiliser l'arme atomique face au terrorisme, puis à la réception à l'Élysée par François Hollande de l'unique survivant du drame terroriste, ce qui provoque chez elle un choc.

Ensuite reprend le récit depuis le début des événements. À Doha, au Qatar, embarquent à bord du prestigieux yacht Eltsine des personnalités issues de la jet-set mondiale, dans une croisière en direction de Monaco. Parmi celles-ci, on trouve notamment le docteur Moshé Sussfeld, juif, éminent pédopsychiatre devenu producteur de cinéma et mécène bienfaiteur de l'enfance, accompagné d'un petit garçon nommé Cham ; on trouve également Mohammed Bin Hassan Al Erjhi, généreux donateur ayant notamment financé la construction d'une mosquée à Las Vegas, El Macperson, engagée pour la cause humaine et animale, femme du propriétaire du yacht, et bien entendu le propriétaire lui-même, Sergey Ploucatchov, magnat moscovite de la potasse et des aliments pour chiens. En-dehors de ces stars, d'autres personnages importants pour la suite du récit se trouvent à bord, une journaliste accompagnée de son chien et d'un caméraman, un agent de sécurité issu des Marines américains Robert McCoy, et le commodore visiblement alcoolique.

En parallèle de la visite du bateau que Ploucatchov fait à ses invités, un navire militaire chinois repère et fait feu sur un petit bateau de pirates africains. Lors du dîner somptueux dans une salle de spectacle à bord du yacht, El Macperson fait un discours larmoyant sur la misère et la famine en Afrique, invite sur scène Moshé Sussfeld pour le présenter à tous, qui lui-même présente l'acteur Tom Creuse, avec qui il va tourner un film dont une partie des bénéfices sera reversée à sa fondation pour l'Afrique. Puis il demande la collecte de dons philanthropes de la part des invités, le plus important étant celui d'Al Erjhi de six millions de dollars (initialement trois). Sur le son d'artistes musicaux prenant part à la croisière, la suite de la soirée vire à la fête, voire à l'orgie.

Soudain arrivent les pirates, que les invités accueillent en premier lieu avec réjouissance, croyant qu'il s'agit d'une animation, avant qu'ils ne fassent feu et prennent tous les passagers en otage. Seul une petite partie arrive à se réfugier dans l'armurerie, parmi lesquels l'agent de sécurité et les notables les plus prestigieux, dont Ploucatchov, Sussfeld, Al Erjhi et Tom Creuse, tandis que de leur côté les pirates fraîchement débarqués attaquent le commodore. À l'intérieur, parmi les otages ligotés, le matériel du caméraman interpelle un pirate. Le caméraman et la journaliste, comprenant le potentiel du coup médiatique, tournent avec l'accord des pirates une vidéo de menace, demandant aux pirates de prêter allégeance à l'islam face à la caméra et de demander publiquement une rançon.

De son côté, téléphonant depuis son refuge, Ploucatchov propose un marché alléchant pour devenir lui-même chef à un sous-chef des pirates. Ce dernier débarque au milieu du tournage en interrompant la vidéo et se fait tuer par le vrai chef. Les pirates embarquent ensuite tous les otages dans la cale, puis tentent de forcer l'armurerie en brûlant la porte avec de l'essence. En héros, l'agent de sécurité part dans l'océan en jet-ski pour chercher de l'aide et sauver les passagers.

Caricatures[modifier]

Étant à l'origine plus caricaturiste que bédéiste, Zéon a glissé de nombreuses caricatures de personnes existantes à travers la BD, bien qu'il reste précisé pour des raisons légales que la ressemblance avec des personnes réelles ne saurait être que fortuite. La plupart de ces personnalités sont connues même en-dehors des cercles dissidents.

Note : cette liste n'est pas exhaustive et ne demande qu'à être complétée. Les pages où peuvent être repérées les personnalités sont indiquées en italique.

Au dessus c'est le soleil - Yacht People, tome 2[modifier]

Parution[modifier]

Au dessus c'est le soleil est officiellement parue le 15 avril 2014 après avoir été annoncée sur Égalité et Réconciliation.[8] Elle est également coéditée par les éditions Kontre Kulture et les éditions La Plume de Dieudonné.

Selon Alain Soral, les ventes du premier tomes finançaient le second.[9]

Au dessus c'est le soleil selon Alain Soral [modifier]

C'est sans doute la BD la plus intelligente, la plus subversive et la plus drôle que vous pourrez lire en ce moment, parce que la BD aussi étant passée sous contrôle intégralement gauchiste béni-oui-oui, ne produit pas grand-chose aujourd'hui... On n'essaie plus, Vuillemin est fatigué, Reiser est mort, et quand on voit ce qu'est devenu Charlie Hebdo, je vous ferai pas un dessin. Et heureusement qu'il y a encore Zéon, aidé par Soral et Dieudonné, pour relever le gant et produire quelque chose qui est à peu près au niveau de la bande dessinée des années 60-70, de l'époque de Charlie Hebdo authentique de professeur Choron, que je salue — enfin je salue sa mémoire — et de l'époque d'Hara-Kiri, de l'époque de l'irrévérence authentique, et de la BD au service de l'intelligence et de la critique de l'époque.[10]

Résumé détaillé[modifier]

Depuis son jet-ski dans l'océan, l'agent de sécurité, ancien Marine dans l'armée américaine fait un doigt d'honneur adressé aux pirates. L'un d'entre eux le repère et ne manque pas de réagir en le visant au lance-roquette, et le jet-ski explose sous l'œil horrifié de ceux réfugiés dans l'armurerie. Le pirate qui a tiré et le commodore lancent alors une corde et une bouée pour repêcher l'agent de sécurité, poursuivi par des requins affamés. Dans la cabine de pilotage, l'alarme de balise automatique sonne incontrôlablement et, le commodore n'ayant pas le code, le chef des pirates est obligé de téléphoner à Ploucatchov pour l'obtenir et la débloquer. Ploucatchov lui répond de faire ce qu'il veut mais que s'il donne le code sans reconnaissance vocale, la sécurité maritime internationale arriverait dans les trois heures, puis se retrouve à faire du chantage à l'assurance lorsque le chef des pirates menace de faire sauter son bateau dans ce laps de temps. Pour régler leurs affaires, ils se retrouvent dans une salle à manger du bateau, avec le reste de ceux réfugiés dans l'armurerie, maintenant « libérés ». Ploucatchov tape lui-même le code de sécurité mais avertit le chef des pirates que la prise d'otage n'est pas une bonne idée.

De son côté, Sussfeld repère le caméraman et commence à avoir un plan machiavélique en tête, lui annonçant qu'il pourrait obtenir un oscar (sous-entendu en réalisant un film). Mais sur initiative des pirates, tous ceux qui étaient libérés de l'armurerie sont enfermés dans la cale comme le reste des passagers, à l'exception de Sussfeld, Creuse et Al Erjhi qui restent jouer au poker avec les pirates et la journaliste, et de Ploucatchov qui part s'isoler dans une autre pièce avec le chef des pirates pour négocier. Dans sa cabine, il lui propose de l'argent liquide et de jouer aux échecs. Dans le même temps, Sussfeld perd au poker, et se retrouve à aller dans sa cabine chercher des liquidités à parier. Arrivé dans la cabine, il retrouve le caméraman qu'il a mis dans sa combine et qui a mis l'ordinateur en marche. De leur côté, Ploucatchov et le chef des pirates négocient : le pirate exige un canot de sauvetage et un otage de premier choix. Al Erjhi, lui, gagne au poker mais se fait planter la main au couteau par un pirate qui se venge.

Grâce à un logiciel d'appel vidéo, Sussfeld communique directement avec Henry Kissinger depuis sa pièce aux côtés du journaliste. Ce dernier panique soudainement en entendant des coups, mais ce n'est en réalité qu'un des pirates, grand fan de Tom Creuse, qui le viole dans la pièce d'à côté. La fausse alerte passée, Sussfeld raconte à Kissinger les événements depuis le début et lui demande de l'aide. Puis, des liquidités en renfort, il revient dans la salle du poker et débarque au moment où les pirates s'apprêtent à couper les mains d'Al Erjhi qui avoue avoir triché aux cartes. Resté devant l'ordinateur en communication avec Kissinger, le caméraman lui montre la vidéo mise en scène où les pirates demandent une rançon, se disent musulmans et font allégeance à Al-Quaïda. Inspiré par ses idéaux satanistes, Kissinger a alors une nouvelle idée et téléphone à Barack Obama. Le journaliste, lui, sort discrètement de la pièce et tombe sur Tom Creuse sur lequel son fan s'est écroulé, mais, au lieu de le sauver, prend des photos de la scène en pensant au profit qu'il pourrait en tirer. Malheureusement, des pirates déguisés en super-héros le voient prendre des photos et l'embarquent.

Entre le chef du yacht et le chef des pirates, le jeu d'échec ne donne qu'un match nul. Les pirates s'apprêtent alors à partir, en emportant plusieurs objets, habits et en emportant Tom Creuse lui-même. Sur le pont, les passagers du yacht leur disent chaleureusement au revoir, dont Sussfeld qui avec ses jumelles observe avec joie l'arrivée d'hélicoptères conformément à son plan. Ces hélicoptères font alors feu sur tout le bateau. Le chef des pirates, croyant que Ploucatchov est à l'origine de ces fusillades et d'une trahison, tente de le tuer à la machette. Mais alors qu'ils se battent, les hélicoptères font feu sur la pièce et les deux chefs se cachent derrière un bar « bulletproof ». Des hommes des hélicos débarquent alors sur le bateau. Les deux chefs échappent aux roquettes et se réfugient dans une pièce « Alerte maximale » ouvrable seulement par reconnaissance biométrique de la main, ils y prennent des armes et tirent sur un hélicoptère, et le descendent.

Depuis sa cabine, Al Erjhi regarde avec bonheur la scène du débarquement. Les hommes descendus des hélicos, portant des tenues du SWAT, ouvrent la cale où sont enfermés presque tous les passagers de la croisière, heureux de croire sortir mais ils se font tirer dessus par les hommes du FBI et sont massacrés. Ces derniers vont ensuite dans la cabine d'Al Erjhi, qui les accueille avec du champagne mais qui se fait aussi abattre. Vient le tour de la journaliste puis de Tom Creuse. Arrivés dans la chambre froide, ils trouvent le caméraman frigorifié et le prennent avec eux. Finalement, de l'autre côté, d'autres agents défoncent l'entrée de la pièce secrète avec des explosifs et parviennent à Ploucatchov et au chef des pirates. Ils leur lancent du gaz en dépit des conventions de Genève, et bien que les deux hommes visés souffrent, ils ont l'air de s'en sortir dans un premier temps mais se prennent des projectiles.

De son côté, Sussfeld était caché dans la cabine de pilotage, le commodore étant tué. La bataille finie, il sort de sa cachette et va voir sur le pont les hommes du FBI envoyés par Kissinger en les félicitant. Mais sur ordre de Kissinger lui-même qui le trahit, il se fait abattre. Seul s'envole avec le FBI le caméraman décongelé, afin de réaliser le projet de « l'empire ». À bord du yacht, un Sussfeld agonisant retrouve Cham, l'enfant qui l'accompagnait, qu'il tente sans y parvenir de violer, avant d'échouer et de l'égorger. Les deux décèdent ensemble et en-dehors de divers animaux, seule reste vivant à bord la petit fille qui trouve un DVD par terre et le prend avec elle. L'épave est désormais au contact de la terre ferme.

Suit ensuite le film réalisé plus tard à partir des événements. Les événements originaux sont remplacés par une histoire opposant de manière manichéenne des terroristes islamistes d'une cruauté sans pareille à des héros blancs occidentaux. Le caméraman, officiellement réalisateur de ce film en tant que seul survivant de l'histoire contée, reçoit un Oscar et remercie Moshé Sussfeld dans son discours.

Caricatures[modifier]

Tout comme dans le premier tome, on peut retrouver des caricatures de nombreuses personnalités connues et réelles dans l'album.

Note : cette liste n'est pas exhaustive et ne demande qu'à être complétée. Les pages où peuvent être repérées les personnalités sont indiquées en italique.

Analyse[modifier]

Un personnage en particulier frappe par son contraste avec l'ambiance de l'œuvre : la petite fille au début du premier album, qu'on retrouve discrètement tout au long de la bande dessinée. Ce n'est au départ qu'une fillette exploitée dans les cuisines du yacht, et qui subit des attouchements sexuels de la part d'un homme reprenant les traits de Dominique Strauss-Kahn, qui l'appelle « Nafissatou ». Dans la suite des événements, elle échappe grâce à sa petite taille à tous les massacres perpétrés, d'abord par les pirates, ensuite par les hommes du SWAT.

Ce personnage est entièrement muet, mais c'est justement sa discrétion et son humilité qui la sauvent, au point qu'elle se retrouve seule survivante réelle, mais inconnue, de l'histoire — en-dehors du caméraman volontairement préservé par « l'empire ». Dans un univers où tous les adultes agissent avec perversion ou motivés par la cupidité, elle représente l'innocence et l'espoir. L'espoir d'un être humain non complètement déchu dans sa nature, dans un premier temps. Puis, à la fin du second tome, en la voyant récupérer le disque qui contient la version non montée de la vidéo prise par le caméraman, le lecteur est invité à trouver en elle l'espoir qu'éclate un jour la vérité face à la maniulation des puissants.

Lecteurs notables[modifier]

Jean-Marie Le Pen s'est affiché tenant l'album sous les bras et faisant la quenelle.[11]


Références[modifier]