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Vincent Reynouard

De Wiki Dissidence

Vincent Reynouard, né le 18 février 1969 à Boulogne-Billancourt, est un militant négationniste et un ancien enseignant français. Il est passé par la foi intégriste catholique et se réclame du nazisme.

Biographie[modifier]

Le père de Vincent Reynouard est un médecin qui a été maire RPR et est de confession catholique, tandis que Reynouard décrit sa mère comme étant une protestante "apolitique". Reynouard et ses parents vivent en région parisienne jusqu'à ce qu'il parte étudier à Caen.[1]

Vincent Reynouard s'intéresse au nazisme dès son adolescence. A l'époque, il n'exprime aucun intérêt pour l'histoire et obtient 9/20 au baccalauréat d'histoire. Après s'être intéressé à la littérature heroic fantasy et aux films d'épouvante, il commence à s'intéresser à la spiritualité et découvre René Guénon et la théosophie de Helena Blavatsky entre 13 et 14 ans.[1]

En 1987, il commence le militantisme et s'inscrit au Front national de la jeunesse. Il est cependant vite déçu, ne trouvant pas ce qu'il recherchait dans le FNJ, et finit par militer au PNFE après avoir rencontré par hasard un militant de ce parti.[1] Entre temps, Reynouard part faire des études à l'IMSRA à Caen, où il y crée l'Association normande pour l'éveil du citoyen, qui diffuse un bulletin négationniste. Il est un temps exclu du campus pour y avoir distribué des tracts et des autocollants négationnistes.[2] Il devient secrétaire général du PNFE en 1989. Il décrit aujourd'hui ce parti comme des "rigolos" et des "bras cassés". Il se rapproche aussi ensuite des milieux catholiques traditionalistes.[1]

En 1991, Vincent Reynouard quitte le PNFE[3], et commence à faire l'objet de poursuites en justice.[2]

Fichier:Elèves manifestant pour Vincent Reynouard.jpg
Élèves manifestant pour Vincent Reynouard.

Après ses études d'ingénieur chimiste, il opte pour l'enseignement et réussit en 1994 le concours de professeur de mathématiques ; il est titularisé en 1995, bien qu'entre-temps la Cour de cassation ait rendu définitive sa condamnation pour négation de la réalité du génocide et que de nouvelles poursuites contre lui soient en cours, pour distribution de tracts dans les rues de Caen. Il est suspendu le 20 décembre 1996 puis révoqué de l'Éducation nationale en avril de l'année suivante pour avoir conservé dans un ordinateur de son lycée des documents niant la Shoah et avoir distribué à des élèves un exercice sur les statistiques de mortalité à Dachau inspiré d'un article de Robert Faurisson. [2] Quand les élèves apprennent à la rentrée scolaire la nouvelle de sa révocation, ils font une manifestation. [4]

Le 6 août 2010, alors que Vincent Reynouard est en prison, Paul-Éric Blanrue lance une pétition pour la libération de Vincent Reynouard et pour l'abrogation de la loi Gayssot. Elle est signée par diverses personnalités telles que Jean Bricmont, Noam Chomsky, Alain Soral, Dieudonné ou encore Robert Faurisson. [5]

En 2014, Vincent Reynouard fait un voyage d'une semaine en Iran accompagné de Salim Laïbi, Kemi Seba et Thomas Werlet. [6]

En février 2015, Vincent Reynouard perd son emploi de professeur particulier à Acadomia. [7] En juin 2015, Vincent Reynouard s'expatrie en Angleterre. [8]

Positionnements[modifier]

Sur l'islam[modifier]

Bien qu'il côtoie des islamophobes comme par exemple Jérôme Bourbon, Vincent Reynouard ne s'attaque jamais à l'islam et rappelle même parfois que des musulmans faisaient également partie de la Waffen-SS.

Sur le sédévacantisme[modifier]

Un moment catholique sédévacantiste, Vincent Reynouard finit par s'éloigner de ce milieu qu'il estime trop renfermé sur lui-même, bien qu'il respecte toujours certaines personnes rencontrées dans ce milieu.[1]

Relations avec Alain Soral[modifier]

Alain Soral commence à soutenir Vincent Reynouard lors du lancement de la pétition de Blanrue pour sa libération ainsi que pour l'abrogation de la loi Gayssot. [5] C'est aussi à ce moment que le site d'E&R commence à relayer Reynouard. [9]

En juin 2013, alors que Vincent Reynouard est condamné pour contrefaçon dans un procès l'opposant à Charlie Hebdo, Alain Soral lui apporte son soutien. [10]

Après l'agression de Daniel Conversano par Alain Soral, Vincent Reynouard fait une vidéo où il prend le parti d'Alain Soral en estimant que Daniel Conversano aurait rendu la bagarre "inévitable". Il défend aussi l'islam en démontrant que les islamistes radicaux ne représentent qu'une infime partie des Musulmans. Il clarifie cependant être quand même contre l'immigration. [11]

Relations avec Dieudonné[modifier]

Fichier:Vincent Reynouard quenelle.jpg
Vincent Reynouard effectuant le geste de la quenelle inventé par Dieudonné.

Après la condamnation de Vincent Reynouard en novembre 2010, Dieudonné lui apporte son soutien. [12]

Après une représentation du spectacle Mahmoud, Vincent Reynouard vient voir Dieudonné pour se faire signer une affiche du spectacle. Dieudonné le reconnaît et le prie de rester dîner.

Dieudonné fait partie des signataires de la pétition pour la libération de Vincent Reynouard et pour l'abrogation de la loi Gayssot. [5]

En novembre 2013, Dieudonné fait une pétition pour la dissolution de la Licra. Vincent Reynouard décide de ne pas la signer car Dieudonné compare dans le texte accompagnant la pétition la Licra à Goebbels et Hitler, et son action à la Shoah. Il dit qu'en "cautionnant le mythe de l'Holocauste", Dieudonné desservirait la cause qu'il défend. [13]

En février 2015, lorsque Vincent Reynouard perd son emploi de professeur particulier, Dieudonné relaye l'information sur sa page Facebook et lui apporte son soutien "indéfectible". [14]

Relations avec Jérôme Bourbon[modifier]

En 2011, Vincent Reynouard est invité par Jérôme Bourbon au banquet des 60 ans de Rivarol, où il prononce un discours.[15]

Vincent Reynouard et Jérôme Bourbon ont réalisé plusieurs entretiens ensemble depuis 2014, dans lesquels ils font habituellement le point sur l'état de l'extrême-droite.

Condamnations[modifier]

Le 8 octobre 1992, la cour d'appel de Caen le condamne à un mois d'emprisonnement avec sursis et à 5 000 francs d'amende pour contestation de l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité, Reynouard ayant, selon la Cour de cassation, "adressé aux vingt-quatre élèves d'un lycée, lauréats du concours Résistance et Déportation, des lettres anonymes auxquelles était annexée la photocopie d'écrits contestant l'existence des chambres à gaz en Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale". [16]

Il contribue en 1997 à un livre intitulé "Le Massacre d'Oradour. Un demi-siècle de mise en scène" qui prétend innocenter les Waffen SS du massacre d'Oradour-sur-Glane ; il réitère avec une cassette vidéo, également interdite en 2001. En juin 2004, la cour d'appel de Limoges le condamne à vingt-quatre mois de prison, dont six ferme, pour apologie de crimes de guerre. La Cour de cassation casse cependant cet arrêt sans renvoi en avril 2005, jugeant que les faits reprochés ne constituent pas une apologie de crimes de guerre, mais une simple contestation de crimes de guerre, laquelle n'est pas réprimée par la loi. [16]

Arrêté lors d’un déplacement en France le 10 novembre 2006, Reynouard reçoit le soutien de l'hebdomadaire d'extrême-droite Rivarol. [16]

Le 8 novembre 2007, Vincent Reynouard est condamné à un an de prison et 10 000 € d'amende par le tribunal correctionnel de Saverne pour contestation de crimes contre l'humanité, pour avoir écrit et fait distribuer la brochure "Holocauste, ce que l'on vous cache" auprès de musées, de syndicats d'initiative et de mairies d'Alsace. [16]

En juin 2008, il est à nouveau condamné, en compagnie de Siegfried Verbeke, par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour négationnisme. Il vit dans la clandestinité pendant un an. En février 2009, les journalistes d'investigation belges Frédéric Loore et Manuel Abramowicz retrouvent sa trace et publient leur information exclusive sur le site de RésistanceS et dans l'hebdomadaire Paris Match. Vincent Reynouard est pour finir arrêté le 9 juillet 2010 puis extradé vers la France où il est finalement incarcéré, à Valenciennes pour purger sa peine. Le 5 avril 2011, Vincent Reynouard est libéré de prison. [16]

En juin 2013, après avoir détourné des dessins de Charlie Hebdo afin de faire une bande dessinée négationniste, Vincent Reynouard est condamné à 6 mois de prison avec sursis pour contrefaçon par le tribunal de grande instance de Paris. Il est également condamné à payer 10 000€ de dommages et intérêts à Riss et 5000€ aux éditions Rotatives (maison d'édition de Charlie Hebdo). Il doit également leur payer 1000€ de frais de justice. [16]

En février 2015, il est condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Coutances pour avoir tenu des propos négationnistes dans des vidéos diffusées sur son site. Cependant, le procureur Renaud Gaudeul, constatant que la peine infligée excède les plafonds prévus par la loi affirme que "cette peine est illégale" et fait appel de la condamnation. L'arrêt de la cour d'appel de Caen intervient le 17 juin 2015, et condamne Vincent Reynouard à un an de prison ferme, mais sans peine d'amende. [16]

Le 7 mai 2015, il est condamné à deux mois de prison ferme pour complicité de contestation de crime contre l'humanité pour un article paru quatre ans plus tôt dans Rivarol, et qui remettait en cause l'existence de la Shoah. La cour d'appel de Paris confirme cette condamnation en février 2016. [16]

Le 4 novembre 2016, il est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à une nouvelle peine de cinq mois de prison ferme pour avoir mis en ligne deux vidéos négationnistes dans lesquelles il renouvelle son défi : "5000 € à qui me convaincra que la Shoah n'est pas un bobard de guerre". Il est en outre condamné à verser 2000 euros de dommages et intérêts à la Licra, qui était partie civile, ainsi qu'une somme identique au titre des frais de justice. [16]

Références[modifier]