Union populaire républicaine

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Union populaire républicaine
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Fondation 25 mars 2007
Personnage clés François Asselineau
Positionnement droite, extrême-droite (selon les observateurs)
Idéologie souverainisme

euroscepticisme

L'Union populaire républicaine est un parti politique souverainiste français fondé en 2007 par François Asselineau.

Son principal mot d'ordre est le Frexit ainsi que le retrait de la France de l'OTAN. C'est l'un des principaux partis eurosceptiques en France.

Le parti est aussi connu pour ses militants menant un travail acharné de propagande, notamment par le collage d'affiches et par le cybermilitantisme.

Historique[modifier]

Fondation[modifier]

L'Union populaire républicaine est fondée par François Asselineau le 25 mars 2007 en le cinquantième anniversaire du traité de Rome.[1]

Élections européennes de 2014[modifier]

Le parti participe à des élections pour la première fois lors des élections européennes de 2014, tandis que son action politique demeurait jusqu'ici limitée à des conférences et à une grande présence sur Internet. Le meilleur score réalisé par le parti est en Outre-mer où il réunit 0,98% des suffrages.[2]

Élections départementales et régionales de 2015[modifier]

En mars 2015, l'UPR présente quatorze candidats aux élections départementales, où elle obtient en moyenne 1,7% des voix[3] et un score maximum de 3,22%.[4]

En décembre 2015, l'UPR présente près de 2000 candidats aux élections régionales.[5] C'est à cette occasion qu'il opte pour le fameux slogan "Le parti qui monte malgré le silence des médias".[6] Le parti fait notamment la promotion de référendums locaux.[3] Slate observe que le parti a réussi à remplir ses listes grâce aux proches des candidats.[5]

Présidentielle et législatives de 2017[modifier]

Lors de l'élection présidentielle de 2017, à la surprise des commentateurs politiques, François Asselineau réussit à réunir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter et mène campagne.[7] L'Union populaire républicaine réunit 0,9% des suffrages exprimés et se place ainsi neuvième, devant Lutte ouvrière (0,6%) et Solidarité et progrès (0,2%).[8] Le parti se présente ensuite aux élections législatives, où il présente 574 candidats, couvrant ainsi la quasi totalité des circonscriptions françaises.[9] Il réunit 0,66% des suffrages exprimés.[10]

Élections européennes de 2019[modifier]

Lors des élections européennes de 2019, l'UPR réunit 1,17% des suffrages exprimés avec sa liste Ensemble pour le Frexit, ce qui constitue une maigre avancée par rapport aux élections européennes précédentes.[11] Lors de cette campagne, le parti opte pour stratégie électorale de tenter de rallier le mouvement des Gilets jaunes à sa cause.[12]

2020 : élections municipales et conflit interne au sein du parti[modifier]

Le 31 janvier 2020, l'Union populaire républicaine organise une soirée à l'occasion de la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union européenne, à laquelle sont invités les leaders de la plupart des partis souverainistes français, dont Djordje Kuzmanovic, Nicolas Dupont-Aignan, Florian Philippot, Jean-Frédéric Poisson et Jacques Cheminade. Des intellectuels comme Jean Bricmont et Pierre-Yves Rougeyron y assistent également.[13]

En février 2020, pour la première fois, l'UPR participe à des élections municipales et dépose 21 listes.[14]

En mars 2020, après le premier tour des élections, l'UPR obtient un élu à La Courneuve, Samir Kherouni (recueillant 10,13% des suffrages),[15] ainsi qu'un candidat se maintenant au second tour à Saint-Arnoult-en-Yvelines, Laurent Cocheton (recueillant 11,75% des suffrages).[16]

En avril 2020, une crise traverse le parti après des accusations de harcèlement sexuel visant François Asselineau de la part d'anciens cadres de l'UPR. Une majorité du bureau national de l'UPR, dont des membres éminents comme Charles-Henri Gallois, Vincent Brousseau et Zamane Ziouane, demande à Asselineau de démissionner.[17]

L'affaire est révélée le 21 avril par Le Figaro.[18] Le même jour, sur la page Facebook de l'UPR, François Asselineau réagit en niant catégoriquement les allégations de harcèlement sexuel et en annonçant une réunion du Bureau national dès la fin du confinement lié à la pandémie de Covid-19. Asselineau estime l'affaire comme une "cabale politique et médiatique" et qualifie l'article du Figaro d'"EXCELLENT SIGNE" ; en effet, cela tendrait selon lui à prouver que ses idées dérangent. Il assure par ailleurs que plusieurs signataires de la lettre appelant à sa démission se seraient excusés auprès de lui après avoir reçu des explications de sa part.[19]

Le 25 avril, François Asselineau annonce la convocation d'un congrès de l'UPR aux alentours du 6 juin, avec des opérations de vote menées sur Internet sous contrôle d'huissier, et "invite les conjurés à présenter leur candidat et leur liste face à la sienne, afin de permettre aux adhérents de décider qui doit diriger l'UPR pour les trois ans qui viennent".[20]

Le 2 mai, les signataires de la lettre demandant la démission de François Asselineau publient une vidéo sur la chaîne YouTube de Charles-Henri Gallois, ce qui constitue leur première prise de parole publique. En plus des accusations de harcèlement sexuel, ils mentionnent des "largesses financières" de la part de l'UPR.[21] Le 5 mai, l'une des deux personnes accusant Asselineau de harcèlement sexuel dépose plainte.[22] Le même jour, Fabien Semat, responsable d'UPR TV, fait une vidéo dans laquelle il estime que l'affaire serait utilisée par chacun pour mener sa "guérilla personnelle". Il soutient François Asselineau et prétend que six des signataires de la lettre demandant la démission d'Asselineau, qu'il appelle le "club des 6", tenterait de mener un putsch à l'UPR. Semat pense que les autres signataires seraient quant à eux manipulés. Il accuse également l'un des organisateurs de la lettre d'avoir lui-même harcelé sexuellement une adhérente UPR, et accuse deux des signataires de s'être accaparés la page Facebook d'UPR TV. Il prétend également que plusieurs personnes auraient tenté de s'approprier le site de l'UPR, lui révoquant ses accès ainsi que ceux d'Asselineau et d'autres membres.[23]

Le 9 mai, le journal Libération publie une enquête sur l'affaire de harcèlement sexuel visant François Asselineau. Le journal révèle que la personne ayant porté plainte contre Asselineau, évoquée sous le pseudonyme "Mathieu", avait alerté à deux reprises Benjamin Niart, le secrétaire général de l'UPR, en janvier 2020. Selon la source de Libération, Nart aurait alors "sauté sur l'occasion pour lui trouver une porte de sortie". Le journal révèle également l'existence d'une lettre écrite par François Asselineau au nom de Mathieu, dans laquelle il était censé revenir sur ses accusations de harcèlement sexuel, prétextant l'abus d'alcool et des troubles bipolaires. Mathieu a cependant refusé de la signer.[22]

Relations avec Alain Soral / E&R[modifier]

En mai 2012, après un article de Rue89 dans lequel est dressé le portrait d'un militant d'Égalité et Réconciliation ancien adhérent de l'Union populaire républicaine, l'UPR publie un droit de réponse à Rue89 sur son site Internet dans lequel le parti clarifie n'avoir aucune relation avec cette association. Ils accusent également Alain Soral d'avoir "copieusement insulté François Asselineau à plusieurs reprises sur Internet".[24]

Pourtant, Eric Basillais, militant UPR et candidat sur la liste du parti aux régionales de 2015 en ALCA[25], est un commentateur assidu sur le site d'ER[26]. En 2014, il revendique une "alliance" "souple" et "élastique avec ER[27].

Références[modifier]