Union européenne

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L'Union européenne (UE) est une association politico-économique sui generis de vingt-huit États européens qui délèguent ou transmettent par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires. Elle s'étend sur un territoire de 4,5 millions de kilomètres carrés, est peuplée de plus de 511 millions d'habitants et est la deuxième puissance économique mondiale en termes de PIB nominal derrière les États-Unis. L’Union européenne est régie par le traité de Maastricht (TUE) et le traité de Rome (TFUE), dans leur version actuelle, depuis le 1er décembre 2009 et l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Sa structure institutionnelle est en partie supranationale et en partie intergouvernementale : le Parlement européen est élu au suffrage universel direct, tandis que le Conseil européen et le Conseil de l'Union européenne (informellement le « Conseil des ministres ») sont composés de représentants des États membres. Le président de la Commission européenne est pour sa part élu par le Parlement sur proposition du Conseil européen. La Cour de justice de l'Union européenne est chargée de veiller à l'application du droit de l'Union européenne.

La plupart des dissidents s'expriment contre l'Union européenne, comme Alain Soral, Jean Robin ou François Asselineau. De rares dissidents sont en faveurs d'une Union européenne alternative, comme Thomas Ferrier.

Alain Soral et l'Union européenne[modifier]

D'après Alain Soral, il ne peut pas y avoir d'intérêts commun entre tous les pays de l'Union européenne. Il compare cela au centralisme démocratique soviétique, qui aurait selon lui mené à la perte de l'URSS.[1] Quand le Royaume-Uni vote pour le Brexit, Alain Soral s'en réjouit. Il pense aussi que l'UE contribuerait à la "destruction des peuples" avec la disparition des frontières.[2]

François Asselineau et l'Union européenne[modifier]

François Asselineau base principalement le programme politique de son parti, l'UPR, sur l'idée de la sortie de l'Union européenne. Ainsi, d'après lui, beaucoup des problèmes politiques et économiques actuels seraient causés par l'Union européenne et ses traités. Il affiche une connaissance en apparence exemplaire de ces derniers, citant certains de leurs articles comme étant responsables de maux précisément désignés. Par exemple, les délocalisations permises et encouragées par l'article 63 du TFUE. Ou encore l'article 121, qui oblige à suivre les Grandes orientations de politique économique, dont il assimile la substance au programme des libéraux tels qu'Emmanuel Macron, soulignant en outre que n'importe quel hypothétique président, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, devrait les appliquer aussi en vertu du droit européen. François Asselineau critique donc l'Union européenne avec une perspective légaliste, et insiste d'ailleurs sur la nécessité d'en sortir en accord avec le droit international, par l'article 50 du TUE. Cette obsession du droit lui a valu des moqueries de la part des médias comme de certains internautes.

Il joue néanmoins de cette particularité afin de se distinguer des candidats eurosceptiques tels que Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan ou encore Marine Le Pen, dont il dénonce selon lui la confusion et le non-respect du droit, autant qu'il affirme que leurs mouvements politiques ne proposent pas réellement la sortie de l'UE. En effet, François Asselineau vante l'UPR comme étant le seul mouvement politique à proposer la sortie de l'UE, bien qu'il se soit parfois contredit en mentionnant pour exception mineure le PRCF, parti de gauche la prônant également. François Asselineau rejette en fait l'appellation de "souverainiste", préférant dire qu'il est pour la souveraineté ; il associe le terme "souverainiste" à des candidats critiques à l'égard de l'UE, mais selon lui inconséquents dans leurs actes, et fait le parallèle avec la résistance française : "aurait-on dit de Charles de Gaulle qu'il était souverainiste ?".

Pour lui et son parti, l'Union européenne nous entraîne vers la ruine, de même que sa monnaie commune l'euro, dont la nécessité de sortie serait absolument urgente. L'UPR développe ses points de vue sur la question à travers les analyses monétaires de Vincent Brousseau.

Outre la critique des conséquences de l'Union européenne, François Asselineau en critique également l'essence et le fondement, proposant une vision radicalement opposée à celle-ci. Il accuse notamment des origines nazies, puis surtout américaines du projet de construction européenne. Ces accusations sont sourcées par des documents fiables, dont des archives déclassifiées de la CIA, mais interprétés avec une rigueur historique relative qui lui a valu d'être taxé de complotisme, notamment par les médias. Aussi, l'Union européenne est d'après lui le cheval de Troie des politiques libérales américaines, de la société de consommation à l'anglo-saxonne, et de l'OTAN, dont elle est le pendant civil (de par les traités européens qui y rattachent les états). Il affirme que le PCF dénonçait auparavant l'Union européenne en des termes similaires. Par ailleurs, s'exprimant en faveur des coopérations internationales, François Asselineau prétend que l'Union européenne n'ouvre pas la France sur le monde, mais au contraire l'enferme dans une vision uniquement tournée vers les États-Unis d'Amérique et quelques pays européens. Plus encore, il accuse l'UE de découler d'une vision racialiste voire raciste du monde, la rapprochant parfois de la théorie du choc des civilisations, à laquelle il oppose principalement l'ONU et la francophonie. Il prend pour exemple le fait que l'UE associe la France à la Lettonie, pays qui n'aurait rien à voir avec le nôtre, au contraire de l'Algérie qui elle ne sera jamais intégrée dans l'Union.

Jean Robin et l'Union européenne[modifier]

Jean Robin explique son déménagement en Polynésie française par le fait qu'elle n'appartient pas à l'Union. Il associe en effet l'UE à l'oligarchie au pouvoir, selon lui marxiste (et non libérale), responsable de nombreux maux actuels, et "collabo" de l'islam.

Références[modifier]