Thibault Devienne

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Thibault Devienne
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Nom Thibault Devienne
Date de naissance 1996
Activité Militant politique

Journaliste

Origine Français

Thibault Devienne, dit Thibault, né en 1996, est un journaliste et militant royaliste français.

Il est membre des Gilets jaunes constituants du 91.

Parcours[modifier]

En 2011, il milite pour Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche.[1]

Il se fait remarquer lors d'un reportage de Vincent Lapierre couvrant l'acte 9 du mouvement des Gilets jaunes. Lors de ce reportage, il tient des propos virulents à l'égard d'Emmanuel Macron, dont notamment une phrase qui marquera les esprits du public :

Moi c'est ma patronne qui me paye. Macron c'est moi qui le paye. D'une certaine manière c'est ma pute.[2]

Il s'exprime également contre les violences policières à l'égard des manifestants Gilets jaunes.[3] Suite au « buzz » que fait son intervention, son appartenance à la mouvance royaliste est dénoncée par certains antifascistes sur les réseaux sociaux.[4] Le 20 janvier 2019, il participe à la « Marche pour la vie » en portant un gilet de haute visibilité. Il y est interviewé par la gazette catholique conservatrice Le Rouge & le Noir. Dans cette interview, il se réjouit de la présence de Gilets jaunes à la Marche, et s'exprime contre l'IVG. Le 21 janvier, l'émission Quotidien met en lumière la participation de Thibault à la « Marche pour la vie », et prétend qu'il ferait partie de Civitas, en voulant pour preuve la présence d'un cœur vendéen sur son gilet de haute visibilité. Le 29 janvier, Vincent Lapierre l'interviewe pour une nouvelle émission du Média pour tous intitulée Contre-attaque. Dedans, il présente des excuses humoristiques aux prostituées qu'il a assimilées à Emmanuel Macron, en disant :

C'est vrai que j'ai tenu des propos un peu polémiques, un peu violents parfois, je le conçois, je le concède, à l'égard des filles de joie et des prostituées. Parce que c'est vrai que personne n'aime se faire traiter de « Macron », et beaucoup de prostituées se sont adressées à moi en me disant « Oui mais nous on est pas des Macron », et c'est vrai, je suis désolé les filles, il y a des mots parfois qui nous échappent dans la colère, dans le moment. Voilà c'est l'euphorie du propos, et du coup je ne fais pas d'amalgame, je n'assimile aucune pute à Macron, je vous rassure tout de suite, Macron reste notre pute exclusive.

Il s'adresse ensuite à Quotidien, et dément faire partie de Civitas, qu'il ne connaissait pas avant de voir l'émission. Il dit cependant qu'il vient d'y faire une demande d'adhésion après avoir découvert le parti. Il ironise aussi sur Yann Barthès en disant qu'ils viendraient du « même monde », en faisant un rappel de la photo dans laquelle il fait le geste de la quenelle. Il reproche aussi à Quotidien de s'attaquer à la consommation de McDonald's de Donald Trump, ce qu'il juge comme étant un manque de courage journalistique. Il s'exprime aussi contre la finance et l'Union européenne, et pense que la police pourrait rejoindre les Gilets jaunes contre le gouvernement. Il appelle à l'union des Gilets jaunes de toutes sensibilités politiques, des communistes aux nationalistes.[1]

Lors de l'acte 13 du mouvement des Gilets jaunes, Thibault est pris à parti par plusieurs militants antifascistes. D'après lui, il aurait alors battu en retraite pour éviter un dérapage, puis aurait été encerclé par ces militants qui lui auraient alors tiré les cheveux et auraient tenté infructueusement de lui arracher son cœur vendéen. Après une tentative de riposte de sa part, il se serait pris un coup de canne, un coup de poing à la tête et un coup de sac rempli de piles.[5] Le 5 février, il est à nouveau interviewé par Le Rouge & le Noir, pour parler de son agression par des militants antifascistes. Il y dénonce leur utilisation de la violence physique envers leurs opposants et envers la police.[6] Le 13 février, il est à nouveau interviewé par Vincent Lapierre pour parler de son agression. Il prétend que la police aurait regardé son agression et ne serait pas intervenue, et qu'un CRS lui aurait même dit ironiquement d'aller les affronter. Il dénonce le refus du débat des antifascistes et les accuse d'être des bourgeois. Il pense que les antifascistes feraient office d'idiots utiles au gouvernement et de « police politique ».[5]

Débuts de journaliste au sein du Média pour tous et suite de ses activités militantes[modifier]

En mars 2019, Thibault intègre l'équipe du Média pour tous et remplace Vincent Lapierre pour la couverture du salon de l'agriculture 2019. Il tente en première instance d'interroger des représentants de grands groupes industriels mais échoue à obtenir une réponse. Il se redirige alors vers des petits producteurs pour faire des interviews.[7] Lors de l'acte 17 des Gilets jaunes, Thibault est présent lors d'une action militante des GJ à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle contre la campagne de privatisations d'Emmanuel Macron. Il peut être aperçu dans le reportage de Vincent Lapierre couvrant l'événement.[8] Le 12 mars, il fait un reportage sur une manifestation en soutien à la police. Lors du reportage, il cherche à sonder les manifestants pour voir si une alliance entre la police et les Gilets jaunes est possible.[9] Le 27 mars, Thibault publie une interview complaisante de Yahia Gouasmi dans le cadre des soupçons autour du Centre Zahra de soutien à des groupes terroristes islamistes comme le Hezbollah.[10]

Le 12 avril, il publie pour la première fois un reportage lors d'une manifestation des Gilets jaunes.[11] Le 21 avril, Thibault est invité à UPR TV pour l'émission Des gilets jaunes prennent la parole parmi d'autres militants Gilets jaunes, dont le jeune Ritchy Thibault, déjà aperçu dans des reportages de Vincent Lapierre. Après l'émission, une discorde éclate entre l'UPR et Ritchy, et Thibault prend parti pour Ritchy. Il accuse aussi UPR TV d'avoir voulu récupérer leur soutien envers l'UPR. Malgré cette dispute, l'émission est tout de même diffusée le 27 avril.[12]

Le 13 mai, il donne la parole dans le cadre d'une émission de Contre-propagande à Tristan Conchon, Valentin Linder et Stanislas Corsac, responsables de sections du Bastion social, alors récemment dissout.[13] Le 19 mai, lors d'une manifestation en opposition à l'arrêt des soins de Vincent Lambert, Thibault fait une quenelle derrière une journaliste de LCI alors en duplex.[14]

Le 6 octobre, il participe à une manifestation contre l'extension de la procréation médicalement assistée.[15]

En mars 2020, Devienne dévoile une liste supposée être celle des participants au club d'influence Le Siècle. Il est remarqué au point que son action est relayée par RT France.[16]

Désaccord avec Vincent Lapierre et départ du Média pour tous[modifier]

Dans une vidéo mise en ligne le 23 mai 2020 sur la chaîne Youtube Le Média pour tous, Vincent Lapierre s'attaque à Alain Soral.[17] Le lendemain, en désaccord avec la démarche de Lapierre et déplorant l'absence d'unité et la division qui règnent dans la dissidence et "le camp national en général", Thibault Devienne annonce qu'il quitte Le Média pour tous dans une lettre publiée sur le site de l'organisation.[18]

Références[modifier]