Serge Klarsfeld

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Serge Klarsfeld, né le 17 septembre 1935 à Bucarest en Roumanie, est un historien et avocat franco-israélien.

Défenseur de la cause des déportés juifs en France, avec son épouse Beate, il a mené une action militante pour la reconnaissance de la Shoah, de la responsabilité des hommes et des États dans sa mise en œuvre, des droits des survivants et de leurs descendants.

Serge Klarsfeld échappa à la Gestapo à Nice en 1943 mais son père, Arno, fut interné à Drancy le 5 octobre 1943 sous le matricule 5 989 puis déporté de la gare de Bobigny par le convoi no 61 du 28 octobre 1943 vers Auschwitz-Birkenau.

C'est également le père de l'avocat Arno Klarsfeld.

Relations avec Alain Soral[modifier]

En mai 2015, Alain Soral publie sur sa page Facebook un extrait d'un article de presse sur l'ordre allemand du mérite dont ont été décorés Serge et Beate Klarsfeld. Il commente : "Voilà ce qui arrive quand on ne finit pas le boulot !". Il est condamné pour ces propos en juin 2016. Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis, à verser 5000 euros de dommages et intérêt aux deux époux, et à verser 2000 euros à la LICRA, partie civile lors du procès.[1] Il avait été initialement condamné en première instance en avril 2016 à trois mois de prison avec sursis.[2]

Dans l'épisode de Soral répond ! de mai 2016, Alain Soral accuse Serge Klarsfeld de s'être réjoui d'avoir arraché un œil et plusieurs doigts à un ancien cadre nazi réfugié en Syrie. Il se dit très inquiet que sa femme et lui "deviennent des modèles de morale pour l'Europe et pour notre monde".[3]

En décembre 2017, alors que Serge Klarsfeld réclame l'interdiction de la réédition des pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline, il mentionne Alain Soral et Dieudonné en disant que l'on parle souvent de les interdire mais qu'"en matière d'antisémitisme, c'est une sarbacane, alors que Céline, c'est une bombe atomique".[4]

Relations avec Dieudonné[modifier]

En 2009, Dieudonné fait plusieurs sketchs antisémites avec Robert Faurisson, dans lesquels Faurisson joue le rôle de "Simon Krokfeld", personnage parodiant Serge Klarsfeld.[5] D'autres personnalités participent à ces sketchs, comme Paul-Éric Blanrue[6] et Ahmed Moualek.[7]

Le 4 janvier 2014, les époux Klarsfeld ainsi que leur fils Arno appellent à manifester à Nantes pour demander l'interdiction d'une représentation de Dieudonné au Zénith de Nantes.[8] Le 12 janvier, après l'interdiction par la justice du spectacle Le Mur, Serge Klarsfeld demande également l'interdiction du DVD du spectacle.[9]

En décembre 2017, alors que Serge Klarsfeld réclame l'interdiction de la réédition des pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline, il mentionne Alain Soral et Dieudonné en disant que l'on parle souvent de les interdire mais qu'"en matière d'antisémitisme, c'est une sarbacane, alors que Céline, c'est une bombe atomique".[4]

Relations avec Robert Faurisson[modifier]

En 2009, Robert Faurisson joue le rôle de "Simon Krokfeld", un personnage parodiant Serge Klarsfeld, dans plusieurs sketchs antisémites écrits par Dieudonné.[5][6][7]

En janvier 2012, Robert Faurisson publie un texte contre un article de Serge Klarsfeld publié dans le journal Le Monde, dans lequel Klarsfeld s'exprime en faveur des lois mémorielles.[10]

A la mort de Robert Faurisson, Serge Klarsfeld le décrit comme "un personnage haïssable". Il estime cependant que l'oeuvre négationniste de Faurisson aurait été "un mal pour un bien" car elle aurait "non seulement galvanisé l'énergie des Juifs, mais aussi des universitaires". Il ajoute : "On est passé de quelques centaines de volumes de thèses à des dizaines de milliers !". D'après lui, la mort de Faurisson ne signifiera pas la fin du négationnisme.[11]

Jean Robin et Serge Klarsfeld[modifier]

En janvier 2018, Jean Robin publie une vidéo contre Serge Klarsfeld sur YouTube, après que le projet de réédition des pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline ait été abandonné par les éditions Gallimard. Robin estime que cet abandon serait à cause de l'appel de Klarsfeld à l'interdiction de cette réédition. Il l'accuse alors de censure, et ne comprend pas qu'il fasse figure d'autorité morale. Il lui reproche sa double nationalité franco-israélienne, et d'être à l'origine d'une loi qui indemnise les orphelins de déportés juifs, ce qu'il estime comme étant une loi raciste car elle ne s'applique pas aux orphelins de déportés non-juifs.[12]

Marc-Édouard Nabe et Serge Klarsfeld[modifier]

Lors de l'affaire du projet de réédition des pamphlets de Louis-Ferdinand Céline par les éditions Gallimard, Marc-Édouard Nabe est interviewé à ce sujet par Nabe's News. Lors de cette interview, il dit que la réaction la plus intelligente face à cette polémique aurait été celle de Serge Klarsfeld, qui souhaite l'interdiction de ces pamphlets car ce sont pour lui "des livres très talentueux, avec énormément de talent, et c'est justement pour ça qu'ils sont dangereux". D'après lui, le rôle de Klarsfeld aurait été fondamental dans l'abandon de la réédition des pamphlets. Il dit aussi qu'il avait raison d'avoir milité pour l'interdiction de la célébration de Céline pour les soixante ans de sa mort, mais pour les mauvaises raisons. Il conclut sur Klarsfeld en disant qu'il pense à lui envoyer le numéro 3 de son magazine Patience pour le remercier de son action.[13]

Références[modifier]