Don Bitcoin : bc1qa8s922ljql97l387j70n4zvavgh48kwvgrw5a4
Acheter du Bitcoin : Acheter sur Binance

Roger Garaudy

De Wiki Dissidence

Roger Garaudy est un homme politique, philosophe et écrivain français né le 17 juillet 1913 à Marseille et mort le 13 juin 2012 à Chennevières-sur-Marne.

Membre important du Parti communiste français de 1933 à 1970, il en est finalement exclu pour des prises de positions inadéquates avec la ligne du parti. Il se rapproche ensuite des milieux écologistes puis de l'extrême-droite.

Garaudy, issu d'une famille partagée entre athéisme et catholicisme, se convertit au protestantisme dans sa jeunesse. Il se convertit ensuite au catholicisme et finit par se convertir à l'islam en 1982.

C'est une personnalité éminemment polémique, qui est connue pour avoir contesté l'existence du Goulag durant sa période au PCF, puis ensuite l'existence de la Shoah et des chambres à gaz. Roger Garaudy a été condamné en justice pour ses propos négationnistes.

Relations avec María Poumier[modifier]

María Poumier a animé la revue de Roger Garaudy À contre-nuit.

María Poumier prend connaissance des travaux de Roger Garaudy durant les années 1970. Elle est séduite par sa réflexion sur l'esthétique et par son approche traditionaliste du marxisme.[1]

En 1992, elle cherche à prendre contact avec lui, et l'invite à faire une conférence à Mantes-la-Jolie. Bien que les militants de gauche mantais ne se déplacent pas, la conférence est un succès. Le public est largement composé de mères de famille musulmanes. Poumier l'invite ensuite à l'université Paris-VIII, mais le succès n'est pas au rendez-vous étant donné l'ancrage à gauche des étudiants de cette université, et le rejet de Garaudy dont fait part la gauche à cette époque.[1]

En 2005, elle interviewe Roger Garaudy pour le site de son association La Plume et l'Enclume.[2]

En juin 2012, à la mort de Roger Garaudy, María Poumier publie un article faisant son éloge intitulé Roger Garaudy, limpide dans la noirceur du siècle.[3] En septembre 2012, elle sort un film documentaire avec Smaïn Bédrouni sur Roger Garaudy portant le même nom. Elle y interviewe entre autres Alain de Benoist, Israël Shamir, Isabelle Coutant-Peyre, Isabel Pisano, Michel Lelong et Ginette Hess-Skandrani.[4]

En septembre 2015, María Poumier est interviewée à propos de Roger Garaudy par le journal Rivarol.[1]

Relations avec Isabelle Coutant-Peyre[modifier]

Isabelle Coutant-Peyre a animé la revue de Roger Garaudy À contre-nuit.

En octobre 1998, Coutant-Peyre prend la place de Jacques Vergès pour défendre Roger Garaudy lors d'un procès l'attaquant pour des propos négationnistes tenus dans son livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne.[5] Elle défend alors ce livre dont elle dit qu'il "fait la démonstration efficace du racisme en Israël". Isabelle Coutant-Peyre dénonce "un procès organisé et monté par les parties civiles", et revendique un "droit à la polémique" pour Garaudy.[6]

En juin 2012, à la mort de Roger Garaudy, Isabelle Coutant-Peyre salue en lui "un personnage majeur du 20ème siècle", et le qualifie d'"immense savant" et d'"homme juste".[7] Dans le documentaire Limpide dans la noirceur du siècle : Roger Garaudy de María Poumier et Smaïn Bédrouni, Coutant-Peyre le décrit comme "l'un des 4 ou 5 hommes remarquables [qu'elle a] rencontrés dans [sa] vie". Elle dit que Garaudy est "un vrai communiste", et qu'"il a compris le monde, il a compris le rapport de force". Elle revient sur le procès dans lequel elle a défendu Garaudy en le décrivant comme "ignoble" et "organisé par les lobbys sionistes qui mènent la France depuis un certain nombre d'années".[4]

Relations avec Ginette Hess-Skandrani[modifier]

En 1998, Ginette Hess-Skandrani couvre le procès Garaudy pour le compte du journal de l'opposition tunisienne à Paris L'Audace. Elle se fait alors accuser de complaisance à l'égard de Garaudy et est identifiée comme étant très partisane. Elle dit avoir vécu ce procès comme "une révélation".[8] C'est à ce moment-là que Hess-Skandrani commence à se rapprocher de personnalités et de mouvements d'extrême-droite, avec la présence aux audiences de ce procès du Groupe Union Défense et de Nouvelle Résistance.

En juin 2012, Ginette Hess-Skandrani est présente aux obsèques de Roger Garaudy.[9]

En janvier 2016, Ginette Hess-Skandrani publie un article intitulé Les Mythes fondateurs de la Fatwa saoudienne contre Roger Garaudy, dont le titre fait référence au livre de Roger Garaudy Les Mythes fondateurs de la politique israélienne. Dedans, elle revient sur une fatwa qu'avait lancé contre Garaudy le savant islamique wahhabite Abd al-Aziz ibn Baz. Elle y décrit Roger Garaudy comme "[le] philosophe et pacifiste qui avait tenté de réconcilier les êtres humains de tous pays: entre eux, avec leur propre environnement, leur histoire, culture, religion, etc.; en dépit de leurs différences."[10]

Relations avec Frédéric Chatillon[modifier]

Dans les années 1990, Frédéric Chatillon assure la protection de Roger Garaudy avec d'autres membres du Groupe Union Défense.[11] D'après l'ancien militant du GUD Denis Le Moal, Chatillon aurait acheté les droits du livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne pour l'Égypte, pensant gagner beaucoup d'argent grâce à ça.[12]

Alain Soral et Roger Garaudy[modifier]

Le livre Les Mythes fondateurs de la politique israélienne de Roger Garaudy est en vente sur le site de la maison d'édition Kontre Kulture d'Alain Soral.

Le 13 juin 2012, le site d'Égalité et Réconciliation est le premier site à annoncer la mort de Roger Garaudy.[13] Dans son entretien du mois de juin 2012, Alain Soral fait un parallèle entre la mort de Roger Garaudy et celle de Thierry Roland, mort 3 jours après Garaudy. Soral déplore que les médias glorifient Roland tandis que Garaudy subit un traitement négatif dû à son négationnisme, alors qu'il a été résistant, enseignant, agrégé de philosophie et ami de l'abbé Pierre.[14]

En juin 2014, Alain Soral place Roger Garaudy parmi les trois penseurs marxistes français les plus importants de 1970 à 1990, aux côtés de Louis Althusser et de Michel Clouscard. Il classe alors Garaudy dans le marxisme spiritualiste.[15]

Dieudonné et Roger Garaudy[modifier]

Vers 2006, plusieurs personnalités de l'entourage de Roger Garaudy, dont Ginette Hess-Skandrani, Isabelle Coutant-Peyre et María Poumier, se mettent à soutenir également Dieudonné.

En mai 2009, une table ronde est organisée au théâtre de la Main d'or en hommage à Roger Garaudy.[4]

En juin 2012, Dieudonné est présent aux obsèques de Roger Garaudy. D'après Rue89, la famille de Garaudy n'aurait pas vu cette présence d'un bon œil, et Dieudonné y aurait été rigolard. Dieudonné laisse un mot sur le registre de condoléances : "Mes respects. Chapeau bas".[9]

Alain de Benoist et Roger Garaudy[modifier]

Dans le documentaire Limpide dans la noirceur du siècle : Roger Garaudy de María Poumier et Smaïn Bédrouni, Alain de Benoist dit qu'il pense qu'il faudrait "rendre justice à Garaudy", qui était pour lui "l'un des principaux philosophes français du vingtième siècle". Il se dit "choqué" que l'on traite Garaudy "comme s'il n'avait pas existé". Il raconte aussi avoir participé aux "semaines de la pensée marxiste" organisées par Roger Garaudy.[4]

Références[modifier]