Renaud Camus

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Renaud Camus
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Nom Renaud Camus
Date de naissance 10 août 1946
Activité écrivain

militant politique

Origine français

Renaud Camus, né le 10 août 1946 à Chamalières, est un écrivain, diariste et militant politique français.

Biographie[modifier]

Après avoir été membre du Parti socialiste et un écrivain majeur de la littérature homosexuelle dans les années 1970-80, il devient influent au sein de l'extrême droite identitaire (étiquette dans laquelle il déclare ne pas se reconnaître) en popularisant le concept de grand remplacement.

Des prémices de son rapprochement à l'extrême-droite peuvent être vus dans les propos qui lui ont valu des accusations d'antisémitisme dans La Campagne de France, ou dans Du sens, dans lequel il écrit qu'il y a en lui "un personnage qui souhaite que les musulmans originaires des pays islamiques se sentent toujours, en France, un peu étrangers".

Lors de l'élection présidentielle de 2012, il tente de se présenter puis appelle finalement à voter pour Marine Le Pen. En 2015, il rejoint le parti Souveraineté, identité et libertés. En 2017, il tente à nouveau de se présenter à une élection présidentielle, sans succès.[1]

En 2019, il est candidat aux élections européennes avec la liste La ligne claire, réunissant le SIEL et le Parti de l'in-nocence. Il abandonne finalement sa candidature en pleine période électorale suite à la divulgation de photographies de Fiorina Lignier, autre candidate sur la liste, traçant une croix gammée dans le sable et effectuant un salut nazi.[1]

Sa personnalité devient de plus en plus polémique après que le terroriste des attentats de Christchurch et que le groupuscule Action des forces opérationnelles, qui projetait des attaques islamophobes, aient utilisé son concept de grand remplacement. Sa responsabilité est alors engagée par de nombreuses personnalités critiques de Camus. Lui nie toute responsabilité et rappelle que ni le terroriste de Christchurch ni l'AFO ne l'ont directement cité.[1]

Accusations d'antisémitisme[modifier]

En 2000, dans son journal de 1994 intitulé La Campagne de France, Renaud Camus émet des remarques sur la surreprésentation des Juifs à France Culture :

Les collaborateurs juifs du Panorama de France Culture exagèrent un peu tout de même : d’une part ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six ou cinq sur sept, ce qui, sur un poste national ou presque officiel, constitue une nette sur-représentation d’un groupe ethnique ou religieux donné ; d’autre part, ils font en sorte qu’une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’État d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd'hui ou à travers les siècles. C'est quelques fois très intéressant, quelquefois non ; mais c'est surtout un peu agaçant, à la longue, par défaut d'équilibre.

Ce passage lui vaut par la suite des accusations d'antisémitisme, qu'il a toujours réfutées, de la part notamment de Marc Weitzmann, Bernard-Henri Lévy et Philippe Lançon. Il reçoit cependant des soutiens de personnalités médiatiques, dont certaines juives, comme Alain Finkielkraut et Élisabeth Lévy.

Cette affaire est parfois considérée comme un premier pas de Renaud Camus vers l'extrême-droite, et a souvent été évoquée par des personnalités issues de la dissidence.

Relations avec Alain Soral[modifier]

Renaud Camus est régulièrement attaqué sur le site d'E&R.[2]

En 2002, Alain Soral, Renaud Camus, Pascal Sevran et Guillaume Dustan font un débat sur le communautarisme homosexuel animé par Patrick Buisson sur LCI.[3] La même année, dans Jusqu'où va-t-on descendre ?, Alain Soral fait l'éloge de Camus, dont il dit alors être "baba". Il le félicite pour les propos qu'il a tenus sur la supposée surreprésentation des Juifs au sein de France Culture.[4]

En décembre 2010, dans une interview pour Ripoublik.com, Alain Soral qualifie Renaud Camus d'"enculé mondain rentier avec un château". Il lui reproche de "s'être prosterné devant Finkielkraut" après avoir dit "une vérité sur le communautarisme France Culture".[5]

Dans son entretien du mois de novembre 2012, Alain Soral réagit suite à une apparition de Renaud Camus à Ce soir ou jamais, où il a été attaqué par Juan Asensio et Colombe Schneck (que Soral désigne comme étant deux juifs). Il l'accuse de travailler en douce pour "l'oligarchie juive" et de se taire sur les liens qu'auraient les Juifs avec le "grand remplacement". Il rappelle également des saillies antisémites passées de Renaud Camus et dit que Camus parlait à l'époque d'un "autre grand remplacement [...] de la superstructure et des élites françaises". Il dit qu'Alain Finkielkraut aurait sauvé Renaud Camus de son ban des médias à condition qu'il ne s'en prenne plus à la communauté juive. Il le qualifie de "soumis pédé sodomite", "là pour faire le sale boulot", "et qui en échange se prend des crachats dans la gueule", de "bourgeois semi-rentier", de "pédé mondain de droite". Il dit que ça serait un cas de figure "assez courant". Alain Soral continue de l'attaquer en disant que si Renaud Camus voulait lutter contre le "grand remplacement", il devrait "se remettre à faire des gosses et arrêter de se faire taper au derche, et se remettre avec des femmes", et que Camus serait "assez peu légitime" pour parler de "grand remplacement". Ces propos sont d'ailleurs réitérés par Soral en juillet 2014. Soral conclut en disant qu'"un sodomite, c'est d'abord un sodomite de l'esprit", que "c'est pour ça qu'il y a un lien entre la soumission d'un peuple et l'apologie de l'homosexualité", et qu'"il y a une destruction de la virilité qui se fait par tous les trous, si je peux dire".[6]

En janvier 2013, Alain Soral attaque Renaud Camus en l'accusant d'être au courant de l'instigation du grand remplacement par les Juifs mais de continuer à s'attaquer seulement aux Musulmans pour pouvoir être invité chez Frédéric Taddeï. En guise de preuve, il lit un extrait du Journal 2010 de Renaud Camus où Camus et Finkielkraut discutent et tombent d'accord pour dire que Valéry Giscard d'Estaing aimait faire plaisir aux Juifs. Dans l'extrait, Finkielkraut dit également que VGE lui aurait dit que la mesure du regroupement familial aurait été prise pour faire plaisir à Simone Veil. Concernant ses qualités littéraires, il dit que ce qu'écrit Camus est "assez faiblard" et "sans intérêt".[7]

Relations avec Marc-Édouard Nabe[modifier]

Il a été reproché à Renaud Camus par plusieurs personnalités, dont Laure Adler et Alain Veinstein, d'accorder trop d'intérêt à l'œuvre de Marc-Édouard Nabe, qui est souvent cité dans les journaux intimes de Camus.[8]

Dans son journal intime de 1991, Renaud Camus témoigne de sa sympathie pour Marc-Édouard Nabe.[9]

En 1999, Camus et Nabe participent tous deux à l'émission radiophonique Panorama sur France Culture. Dedans, Nabe déclare n'avoir jamais lu Camus car il ne lit pas ses contemporains, et Camus déclare que K.-O. de Nabe serait "physiquement [...] un livre hideux, au point qu'on s'étonne que puissent être publiés des livres aussi vilains".[8]

En juin 2000, un débat entre Marc-Édouard Nabe, Renaud Camus et Michel Polac est prévu dans l'émission Ripostes sur le thème "Peut-on tout dire dans un journal intime ?". Finalement, Renaud Camus, en pleine polémique sur des propos antisémites tenus dans un de ses journaux intimes, s'éclipsera du plateau quelques secondes avant l'enregistrement, et l'émission finira censurée.[10]

Dans le tome 1 des Porcs, Nabe le qualifie de "mauvais larron à [son] extrême-droite", de "franchouillard [...] très rococo, avec des goûts de chiottes" et dit que son œuvre l'indiffère.

Relations avec Daniel Conversano[modifier]

En septembre 2016, en répondant à un tweet de Renaud Camus, Daniel Conversano écrit :

Vos tweet sont excellents. Je m'en délecte à chaque fois. Dommage que les mots justes ne conduisent pas au triomphe, mais merci[11]

Depuis janvier 2017, Conversano et Camus correspondent régulièrement sur Twitter. En décembre 2017, suite à la suppression du compte Facebook de Renaud Camus, Daniel Conversano fait un tweet pour le soutenir.[12]

En juin 2018, Daniel Conversano sort un épisode de Vive l'Europe dans lequel il interviewe Renaud Camus.[13]

Relations avec Jean Robin[modifier]

En juin 2018 Jean Robin publie sur sa chaîne une série de 14 vidéos contre Renaud Camus.

Jean Robin affirme que Renaud Camus lui aurait fait des avances[14]. Jean Robin prétend avoir toujours eu du succès auprès des homosexuels "en raison de sa barbe qui les excite".

Le 15 juin 2018 Jean Robin réitère ses affirmations concernant les avances que lui auraient faites Renaud Camus dans le descriptif d'une vidéo[15] :

Ici vous voyez notamment le regard très insistant de Camus sur moi quand je parle, au point que mon caméraman était gêné mais n'a pas pu enlever Camus du cadre

Relations avec Thomas Ferrier[modifier]

En juin 2017, une prise de position de Thomas Ferrier en faveur du dirigeant fasciste britannique Oswald Mosley suscite la circonspection de Camus[16].

En janvier 2019, Camus répond à un utilisateur de Twitter lui disant que Ferrier aurait raison de dire que le catholicisme n'est pas identitaire, en disant : "Thomas Ferrier a (presque) toujours raison". Il est à noter que c'est une référence manifeste à Alain Soral et son émission Soral a (presque) toujours raison.[17]

Relations avec Henry de Lesquen[modifier]

En août 2018, Henry de Lesquen accuse Renaud Camus d'avoir fait l'apologie de la pédophilie, ce que l'écrivain dément.[18]

En janvier 2020, Lesquen indique être visé par un procès en diffamation intenté par Renaud Camus pour l'avoir accusé d'apologie de la pédophilie. Il ajoute également que hormis la théorie du grand remplacement (dont il doute que Camus en soit véritablement à l'origine), il trouve toutes les théories et idées de Camus "absurdes". Il estime notamment "idiot" le rapprochement que fait Camus entre le grand remplacement et le taylorisme ainsi que le fordisme. Lesquen critique également la qualité de l’œuvre picturale de Camus et le qualifie de "semi-cosmopolite".[19]

Voir aussi[modifier]

Références[modifier]