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Michel Polac

De Wiki Dissidence

Michel Polac, né le 10 avril 1930 à Paris et mort le 7 août 2012 à Paris, est un journaliste de presse, de télévision et de radio, producteur, écrivain, critique littéraire et cinéaste français.

Relations avec Marc-Édouard Nabe[modifier]

En septembre 1984, Marc-Édouard Nabe est l'invité de l'émission Droit de réponse de Michel Polac. En novembre 1984, Nabe est à nouveau l'invité de Polac dans l'émission Droit de réponse.[1]

En janvier 1987, Marc-Édouard Nabe participe à Droit de réponse pour une émission spéciale "Chers disparus".[1]

En février 1994, Marc-Édouard Nabe participe à l'émission Qu'est-ce qu'elle dit Zazie ? de Michel Polac, pour le thème "Le retour des maudits ?".[2]

En mai 2000, Michel Polac écrit dans Charlie Hebdo :

Un ami m'a joué un sale tour : il m'a envoyé la photocopie de pages du Journal de Nabe. J'ai passé une nuit blanche avec l'envie de vomir. Je ne devrais pas parler de cette raclure de bidet, il pourrait s'en servir pour sa pub, mais je suis ahuri qu'un éditeur paye ce type pour écrire ça...

Le même mois, lui et Marc-Édouard Nabe participent à la même édition de l'émission télévisée Ripostes de Serge Moati, sur le thème "Peut-on tout dire dans un journal intime ?". L'émission se passe alors dans une des plus mauvaises ambiances. Ainsi, après que Polac ait dénoncé l'antisémitisme du passage du Journal de Nabe sur la profanation du cimetière de Carpentras, MEN fait lire un extrait du Journal de Polac à la co-présentatrice Dorotohée Woillez, dans lequel il décrit des relations sexuelles avec un garçon mineur. Michel Polac empêche alors Woillez de lire l'extrait, et accuse Marc-Édouard Nabe de n'écrire dans ses livres que des ragots mensongers. Nabe trouve alors Polac hypocrite quand il cite les livres de MEN, alors qu'il ne veut pas que Nabe cite les siens.[3] Lors de l'émission, on peut également voir Michel Polac traiter Marc-Édouard Nabe d'antisémite, et Nabe traiter Polac de renégat et d'aigri. La production de l'émission essaie ensuite d'apaiser le ton de l'émission au montage en supprimant des injures, mais Michel Polac réclame de voir le montage de l'émission, ce que la production refuse. Finalement, Polac obtient la déprogrammation l'émission qui devait être diffusée en juin 2000, en menaçant la chaîne France 5 de poursuites en référé.[4] D'après Nabe dans Les Porcs, Polac aurait prétexté derrière l'interdiction de cette émission que Serge Moati l'aurait censuré, mais MEN pense plutôt que la cause serait la lecture des passages traitant de la pédophilie qui l'aurait dérangé.

Dans son tract Le Ridicule tue, Marc-Édouard Nabe qualifie Michel Polac de "salope".[5]

En août 2012, à la mort de Michel Polac, Nabe estime que ""la mort de Polac", c'était déjà en 2000...", faisant référence à l'émission de Ripostes qui les a vus se confronter.[6]

Dans le tome 1 des Porcs, Nabe accuse Polac d'être un faux célinien , un pédophile et un éjaculateur précoce.

Relations avec Robert Faurisson[modifier]

En avril 1971, après la parution d'un article de révisionnisme littéraire de Robert Faurisson mettant à mal l'œuvre du Comte de Lautréamont, Michel Polac invite Faurisson dans son émission télévisuelle Post-scriptum. Il y défend sa thèse que Lautréamont serait une imposture littéraire.[7] Après l'émission, Robert Faurisson et Michel Polac discutent. D'après la spécialiste du négationnisme Valérie Igounet, Faurisson aurait été très agressif avec Polac et aurait montré de la haine envers les intellectuels français qu'il aurait qualifiés de "fumistes", ainsi qu'envers les gauchistes qu'il aurait qualifiés de "menteurs".[8] D'après Robert Faurisson, Michel Polac lui aurait conseillé à la fin de l'émission de revenir la semaine suivante afin de prendre connaissance des échos de l'affaire et du courrier des lecteurs, et lui aurait demandé s'il ne possédait pas un sujet du même genre sur la mystification. Faurisson lui aurait alors répondu : "Oui, sur les chambres à gaz". Polac serait alors devenu furieux, ainsi que sa collaboratrice Claire Gallois (que Faurisson tient pour "juive").[9] D'après Valérie Igounet, Robert Faurisson se serait alors mis à menacer Michel Polac, et aurait proféré l'intention de s'en prendre à sa voiture, sans mettre ses menaces à exécution.[8] La semaine suivante, Faurisson se serait glissé dans le public de l'émission, ce que Polac et son entourage n'auraient pas vu d'un bon œil. On aurait alors refusé à Faurisson de lui adresser la parole ainsi que la consultation du courrier des lecteurs.[9]

Dans le livre d'entretien Polac, droit de se taire..., Michel Polac dit que Robert Faurisson est le seul sujet, avec le suicide, que lui et l'équipe de Droit de réponse ont refusé d'aborder dans leur émission. D'après lui, "on ne donne pas la parole à un fou qui délire dans un domaine aussi grave". Il dit que "le pseudo-historicisme de Faurisson n'est qu'un délire paranoïaque et dangereux" et qu'"il n'y a rien de scientifique".

Alain Soral et Michel Polac[modifier]

Dans son Abécédaire de la bêtise ambiante, Alain Soral fait référence à une dispute télévisuelle qui a opposé Michel Polac à Calixthe Beyala en disant qu'il lui a "fallu réfléchir un peu pour comprendre l'agressivité de Michel Polac envers Calixthe Beyala (en dehors d'une banale histoire de fesses)". D'après lui, les revendications des Noirs ainsi que d'autres minorités pour plus de représentation médiatique feraient peur aux juifs comme Polac, qui craindraient que l'on en vienne à dire qu'il y aurait "trop de juifs" dans les médias.

Dans son livre de dialogues avec Éric Naulleau Dialogues désaccordés, Alain Soral, alors en train de faire un parallèle entre homosexualité et pédophilie, fait référence aux accusations de pédophilie qui ont été faites envers Michel Polac, et dit à Naulleau :

Michel Polac, ton mentor, lui, ne peut plus te répondre !

Salim Laïbi et Michel Polac[modifier]

En août 2012, à la mort de Michel Polac, Salim Laïbi publie un article intitulé Un pédophile est mort, merci la mort ! sur son site LeLibrePenseur.org, dans lequel il se réjouit de la mort de Polac. Il voit cette mort comme un signe de "JUSTICE divine" dans "ce monde dégénéré".[10]

Références[modifier]