Michel Onfray

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Michel Onfray
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Nom Michel Onfray
Date de naissance 1er janvier 1959
Activité philosophe, essayiste
Origine français

Michel Onfray, né le 1er janvier 1959 à Argentan, est un philosophe et essayiste français qui défend une vision du monde hédoniste, épicurienne, matérialiste et athée.

En juin 2002, après que Jean-Marie Le Pen ait accédé au second tour de l'élection présidentielle de 2002, Michel Onfray lance l'université populaire de Caen, une association proposant des conférences gratuites et ouvertes à tous, dans un soucis de "nécessité d'éducation collective", inspirée par les idées libertaires.

Issu de l'anarchisme proudhonien, Michel Onfray est un intellectuel controversé et a pu être classifié à divers endroits du spectre politique, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite. Il est également inspiré par des philosophes tels qu'Albert Camus ou Friedrich Nietzsche.

Il est aussi connu pour son combat contre la psychanalyse et les théories de Sigmund Freud.

Relations avec Alain Soral[modifier]

Michel Onfray est parfois relayé sur E&R.

Onfray vient du freudo-marxisme, et même pas du marxo-freudisme, il vient de la pensée libertaire puisqu'avant, dans ses bouquins, il donnait conseil à ses élèves de se masturber en cours, faut voir le niveau. Pour briser l'interdit, le totem, le père etc. C'est à dire qu'Onfray a redécouvert récemment la question sociale, ce qui est assez bizarre, qui était complètement éloignée de sa pensée avant, et en redécouvrant la question sociale et le sérieux des rapports de production et du primat de la production, il en est arrivé à critiquer Freud qui était d'une certaine manière son fond de commerce, même "non su" quelque part, inconscient pendant très longtemps. Donc il y a quelque chose de l'ordre du meurtre du père chez Onfray, ça serait intéressant de faire la psychanalyse du libertaire Onfray se payant finalement, non pas "papa Freud", mais presque "tonton Freud", celui qui lui filait son argent de poche. [...] Pour la première fois, Onfray, donc un mec de gauche libertaire, se paye Freud, après les marxistes, l'extrême-droite, les cliniciens... et ça agace effectivement, parce que ça touche le commerce. Et puis évidemment, l'accusation qu'on fait contre Onfray, c'est le traiter d'antisémite. [..] Et ce qui est marrant, c'est qu'Onfray, au lieu de s'aplatir et de se prosterner en disant "pardonnez-moi", "mais non, jamais", gna gna gna, il dit "Oui, c'est vrai, je ne suis qu'un pauvre goy de province". Pour la première fois, il ose se positionner, comme, effectivement "goy", qui se fait châtier par les élus. Donc ça c'est presque la dimension la plus courageuse de son travail puisque tout le reste ça a déjà été fait par les autres, mais c'est que quand il se fait traiter d'antisémite il ose dire "Effectivement, je ne suis qu'un pauvre goy". Ce qui est quand même, là aussi, la première fois qu'un mec issu de la gauche libertaire, ose répondre à une accusation d'antisémitisme en revendiquant son statut de goy, c'est à dire de "chèvre", de "gentil", d'une certaine manière de "sous homme", quoi, qui n'a pas le droit au chapitre, qui n'a pas le droit de donner son avis sur quelque chose qui est réservé, non pas aux initiés, mais aux élus. Parce que c'est ça que les autres lui rappellent, c'est que la psychanalyse c'est aussi une spécialité réservée aux élus, au niveau critique.

Alain Soral dans son entretien du mois d'octobre 2010.[1]

Dans son entretien du mois de juin 2012, Alain Soral félicite Michel Onfray pour son apologie de propos antisémites de Jean Soler.[2]

En mars 2015, E&R titrent un article "Michel Onfray bientôt chez E&R ?". Dans cet article, ils citent plusieurs extraits [3]d'un passage de Michel Onfray à la Radio télévision suisse, qu'ils essaient de mettre en parallèle à leurs idées. Il se plaint entre autres de l'absence du FN à l'Assemblée nationale, par soucis démocratique, de la "mégalomanie de Sarkozy", et de la "fausse gauche de Pierre Bergé qui nous fait l’éloge de la location d’utérus pour les femmes pauvres".[4]

Le 6 septembre 2016, Alain Soral déclare sur Facebook à propos d'un passage télévisé de Michel Onfray sur LCI :

Amusant de voir Onfray me repiquer à peu près tout avec dix ans de retard - y compris l'idée du média indépendant - après m'avoir systématiquement craché à la gueule !

La différence c'est que mon parcours est cohérent, le sien, en revanche, a tout de l'opportunisme ou de la révélation !

En plus il ment sur Maastricht, à l'époque il a voté comme Mélanchon.

Le 16 septembre 2016, Michel Onfray s'indigne dans un entretien au Figaro que France culture ait annoncé que "Michel Onfray lance son web média… comme Soral et Dieudonné". Il dénonce la perfidie de la station de radio.[5]



Dans l'épisode 7 de Soral a (presque toujours) raison, Alain Soral qualifie Michel Onfray de "Zemmour de gauche", et pense qu'il y aurait en ce moment une "censure promotionnelle" envers Onfray.[6]

En mai 2019, Michel Onfray s'exprime contre une condamnation à de l'emprisonnement pour Alain Soral, et contre l'emprisonnement de manière générale pour les négationnistes. Il pense cependant qu'il "faut être un peu dérangé" pour soutenir que les chambres à gaz n'aient pas existé. Il pense aussi qu'il ne faut pas plaindre Soral car il est coutumier des provocations.[7]

En juin 2020, Alain Soral s'en prend à Michel Onfray dans un commentaire sur VK.

La grossièreté de ce type n'a d'équivalent que la grossièreté de la stratégie du Système ![8]

Michel Onfray et Dieudonné[modifier]

Ce type est un symptome, un pauvre type. Dieudonné est un antisémite, un fasciste, un négationniste, un révisionniste, un ami de Faurisson, etc. Enfin, il a rien pour lui, et il est détestable en tout. Moi je suis pour les impôts et les impôts permettent de financer les Renseignements généraux, les services secrets, ce genre de choses, et on devrait faire fonctionner les Renseignements généraux et les services secrets, puisque je défends ces gens-là, pour savoir ce qu'il y a réellement derrière Dieudonné.

Michel Onfray à propos de Dieudonné, en mai 2009.[9]

Le 30 janvier 2014, Michel Onfray critique Dieudonné dans Les Grandes Gueules sur RMC. Il l'accuse d'antisémitisme, et trouve "terrible qu'on lui fasse autant de publicité en le criminalisant".[10]

Beaucoup de médias, dont Libération[11] ou le Huffington Post[12] comparent le rapprochement entre Michel Onfray et l'extrême-droite à celui de Dieudonné.

Salim Laïbi et Michel Onfray[modifier]

Salim Laïbi est très critique envers Michel Onfray. Il fait beaucoup d'articles critiquant Michel Onfray sur son site.[13]

Le 25 juillet 2013, il sort une vidéo contre Michel Onfray intitulée La médiocrité paradoxale d'Onfray !.[14] Dedans, il qualifie le philosophe de "BHL du pauvre", de "fatuité incarnée", de "vide sidéral". Il l'accuse d'avoir "un siècle de retard" sur Julius Evola concernant la critique de la psychanalyse, et l'accuse d'avoir "pataugé dans le freudisme" jusqu'à ses 50 ans. Il dit que Michel Onfray "parle avec la bouche en cul de poule" et qu'il fait "du pilpoul". Il critique la philosophie épicurienne d'Onfray. Il l'accuse également d'être sioniste et dit que c'est un oxymore étant donné l'athéisme d'Onfray.

Le 28 mars 2015, Salim Laïbi sort une vidéo où il fait des critiques d'ordre métaphysique à propos du livre Cosmos de Michel Onfray.[15] Le 11 août 2015, Salim Laïbi dit du bien de Michel Onfray sur son site.[16] Cependant, il se remet à faire des critiques à son égard par la suite.[13]

En septembre 2019, dans son Actu au scalpel, Salim Laïbi dénonce ce qu'il estime comme un manque de courage de la part de Michel Onfray, qui n'assumerait selon lui pas de soutenir l'Union populaire républicaine.[17]

Jean Robin et Michel Onfray[modifier]

En octobre 2018, Jean Robin publie une vidéo dans laquelle il adresse une lettre ouverte à Michel Onfray. Robin dit avoir eu l'idée de faire cette vidéo après avoir rêvé qu'il parlait avec Onfray dans un bus. Jean Robin dit dans cette vidéo que Michel Onfray ne serait en fait pas réellement censuré, et lui propose de débattre sur YouTube.[18]

Vincent Reynouard et Michel Onfray[modifier]

En mai 2019, Vincent Reynouard fait une vidéo dans laquelle il s'adresse à Michel Onfray. Il le félicite d'être contre la répression des thèses négationnistes et de s'être exprimé contre l'emprisonnement d'Alain Soral, et en profite pour lui faire la promotion de ces thèses.[19]

Henry de Lesquen et Michel Onfray[modifier]

Dans sa neuvième FAQ, Henry de Lesquen dit que Michel Onfray "a des bons côtés". Il loue sa critique de Sigmund Freud. Il appelle cependant à ne pas "se laisser berner" par Onfray, qu'il qualifie de gauche.[20]

Michel Onfray d'après Kemi Seba[modifier]

Pour Kemi Seba, Michel Onfray est un "vrai sioniste", mais proposerait des "réflexions extrêmement profondes sur un certain nombre de sujets".[21]

Michel Onfray et l'UPR[modifier]

Lors d'une rencontre à la librairie Mollat de Bordeaux le 19 septembre 2019[22], Onfray répond à un auditeur l'interrogeant sur François Asselineau. Il dit "en avoir beaucoup mal parlé car [il] ne savai[t] pas ce qu'il disait véritablement", mais s'y être finalement intéressé grâce aux nombreux militants de l'UPR qui lui en parlaient. Il révèle avoir "un réel plaisir" à l'écouter et "souscrire à tout ça", il loue "sa mémoire extraordinaire" et ses "savoirs hyper techniques". Il estime qu'on en parle peu car "il dit ce qui est sur l'«empire maastrichtien»". Cependant, le 20 septembre, Michel Onfray réagit à l'annonce de son ralliement à l'UPR en démentant cette information. Il admet trouver qu'Asselineau tienne "des propos extrêmement intéressants", particulièrement dans une vidéo avec Natacha Polony, mais il lui reproche d'avoir "dit un certain nombre de choses un petit peu problématiques qui relèvent du complotisme". Il va jusqu'à le qualifier de "détestable" et le compare au mouvement raëlien.[23]

Références[modifier]