Michel Collon

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Michel Collon
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Nom Michel Collon
Date de naissance 1946
Activité journaliste

essayiste

militant politique

Origine belge

Michel Collon est un journaliste et essayiste belge.

C'est l'inventeur du terme "médiamensonge" et le fondateur du collectif Investig'Action. Il est membre du Parti du travail de Belgique et commence sa carrière journalistique au sein de la revue de ce parti.

Sa lutte contre les "médiamensonges" porte principalement sur la propagande géopolitique médiatique des pays alliés des États-Unis. Ce concept est influencé par Noam Chomsky et sa notion de "fabrique du consentement". Il a ainsi soutenu le régime de Bachar el-Assad en Syrie, le régime de Hugo Chávez puis de Nicolás Maduro au Venezuela, ou encore le régime de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire. Toujours dans le cadre de sa lutte contre les "médiamensonges", Michel Collon s'est attaqué à l'État d'Israël, notamment dans le livre Israël, parlons-en !. C'est l'une des principales figures de la critique d'Israël en Belgique.

Michel Collon est généralement classé à gauche voire à l'extrême-gauche, et a parfois fait face à des accusations de confusionnisme ou de complotisme, voire d'antisémitisme dans le cadre de sa critique d'Israël.

Relations avec Alain Soral[modifier]

En mai 2011, Alain Soral attaque Michel Collon et Jean Bricmont sur Facebook en les qualifiant de "petits flics de gauche" qui censureraient ses livres en Belgique et en disant que l'essentiel de leur travail serait de "livrer les “antisémites” (entendez antisionistes conséquents) aux sionistes". Michel Collon et Jean Bricmont signent alors ensemble un texte pour répondre à Soral, dans lequel ils jugent qu'il est peu sérieux de croire qu'ils contrôleraient les librairies belges, et dans lequel ils disent qu'ils ne voient pas qui est-ce qu'ils auraient "livré" aux sionistes, ni ce que cela voudrait dire.[1] Dans son entretien du mois de mai 2011, Alain Soral fustige Michel Collon ainsi que son entourage qu'il appelle les "antisionistes belges". Il lui reproche de s'être moqué de lui sur Internet et d'avoir ainsi brisé la solidarité qui devrait s'opérer selon lui entre antisionistes. Il dit également à nouveau que d'après un de ses lecteurs belges, un libraire belge de la mouvance antisioniste ne vendrait pas Comprendre l'Empire parce que Collon le lui aurait déconseillé. Soral lui reproche de discréditer son livre "en douce" et dit que "c'est bien un truc de gauchiste à la faux-cul".[2] En juin 2011, Michel Collon répond à nouveau à Alain Soral sur son site. Il nie avoir orchestré une censure de Comprendre l'Empire, mais admet avoir des critiques à faire à ce livre et à Alain Soral, à qui il reproche d'amalgamer antisionisme et antisémitisme, ainsi que d'avoir une mauvaise lecture de l'impérialisme.[3]

En décembre 2014, son site est encore parmi les "sites amis" du site d'E&R.[4] En novembre 2018, il n'y est plus.

En novembre 2017, Michel Collon publie le livre Pourquoi Soral séduit afin de répondre à Comprendre l'Empire, et propose un débat à Alain Soral.[5] Dans son livre, il reproche notamment à Soral de s'attaquer aux banques sans s'attaquer au capitalisme industriel.[6] Soral répond ensuite qu'il a plus important à faire que d'écrire un livre sur Collon, qu'il est "à peu près d'accord" avec lui et qu'il ne voit pas l'intérêt "d'affaiblir un peu plus le combat anti-impérialiste par d'inutiles polémiques". En décembre 2017, Michel Collon lui répond dans une vidéo. Il laisse l'invitation au débat ouverte et trouve les explications de Soral quant à son refus peu satisfaisantes.[7]

En novembre 2018, Michel Collon publie une nouvelle vidéo dans laquelle il reproche à Alain Soral de ne pas appliquer une lecture anticapitaliste. Il lui reproche aussi de dire que la seule chance pour l'Afrique serait que la France y rétablisse ses colonies, et de réhabiliter Adolf Hitler et son régime.[8]

Relations avec Laurent Louis[modifier]

En mai 2014, Michel Collon publie un article dans lequel il attaque Laurent Louis, qu'il n'estime pas "progressiste" et dont il estime qu'il n'est pas prêt à se distancier de l'extrême-droite. Il lui reproche d'avoir fait alliance avec le parti d'extrême-droite La Droite, d'avoir rejoint le parti Islam par opportunisme, afin de rallier les Musulmans à sa personne, et d'avoir fait des propositions "ultralibérales" au parlement lors de son mandat de député, dont :

la dénonciation des réfugiés par les CPAS, la limitation des allocations de chômage, le travail forcé pour les détenus, le retrait de la nationalité pour certains citoyens qui ne sont pas « Belges de souche » (sic), la suppression de la prépension, la suppression des primes de naissance, la suspension du paiement des allocations familiales en cas de condamnation d’un mineur…

Il reproche à son parti d'avoir un programme "antisocial", et reproche à LL d'avoir exhibé publiquement les photos d'autopsie de victimes de l'affaire Dutroux pour "faire le buzz", d'avoir été élu avec une minorité de voix, ainsi que d'être antisémite et antimaçonnique sans même faire de véritable critique du capitalisme.[9] Peu après, Michel Collon publie à nouveau un article dans lequel il s'attaque à LL, et lui reproche cette fois-ci surtout son alliance électorale avec le parti d'extrême-droite La Droite.[10] Laurent Louis répond ensuite sur Facebook qu'il accepte de débattre avec Michel Collon, et publie un texte contre lui, dans lequel il lui reproche ses origines familiales bourgeoises et d'avoir pour seul objectif "de vendre des livres et de gagner de l'argent", ainsi que le grand nombre d'universitaires qu'il y aurait au Parti des Travailleurs Belges. Collon répond alors à LL sur son site en lui reprochant de ne lui rétorquer aucun argument, et d'insulter et de mentir à la place. Il ajoute également que bien qu'issu d'un milieu familial bourgeois qu'il n'a jamais caché, il s'est déclassé en devenant ouvrier.[11]



Laurent Louis répond ensuite dans un article dans lequel il s'amuse du nombre d'articles qui lui ont été consacrés par Michel Collon, et dit que l'on serait "loin de ses excellentes investigations". D'après lui, Collon s'attaquerait en fait à lui parce que son parti, le Parti des Travailleurs Belges, est en pleine campagne électorale, et que Debout Les Belges serait "son plus grand adversaire politique". Il révèle avoir eu une discussion de plusieurs heures quelques mois avant cet affrontement, et se dit déçu de Collon, qu'il insulte de "sans couilles, incohérent et soumis aux diktats des médias". Il dit que Collon aurait refusé de poser en photo à côté de lui. Sur la question de la lutte contre les inégalités sociales, LL répond à Collon que s'il était au pouvoir, il quitterait l'Union Européenne, diminuerait les impôts et les charges patronales, supprimerait les taxes "inutiles", réduirait "drastiquement" les dépenses de l'Etat, ferait une campagne de protectionnisme économique, et lutterait "contre le sionisme, la franc-maçonnerie, les Bilderberg et Co et le Nouvel Ordre Mondial". Il reproche ensuite à Collon d'être "proche" de la franc-maçonnerie. Sur ses propositions au parlement que Collon qualifie d'"ultralibérales", Louis admet des "erreurs", mais nie qu'elles soient antisociales. Il dit qu'il est normal que ces propositions aient été libérales, puisqu'il faisait du Mouvement Libéral Démocrate, qui se définissait comme "libéral" et "laïc". Quant à son alliance avec le parti La Droite, Louis dit se "[taper] complètement du programme de La Droite" et assume que cette alliance n'était qu'une stratégie politique afin de dépasser le seuil des 5% qui leur permet d'avoir un député à Bruxelles. Il rappelle également avoir également fait une alliance avec le mouvement Égalitaire, qui se définit comme de gauche.[12]

Salim Laïbi et Michel Collon[modifier]

En juin 2011, Salim Laïbi fait une vidéo contre Michel Collon, Jean Bricmont et Noam Chomsky après la polémique qui a opposé le site Investig'Action et E&R. Il leur reproche dedans un article qu'ils ont écrit sur les attentats du 11 septembre 2001. Il leur reproche de ne pas avoir une vision assez complotiste de cet événement, de ne pas parler des liens qu'aurait la franc-maçonnerie avec ces attentats, et aussi de s'attarder sur ces attentats plutôt que sur les affaires de pédocriminalité en Belgique. Il raconte aussi avoir rencontré Collon lors d'une de ses conférences à Marseille, et qualifie ses conférences d'"excellentes". Il ajoute apprécier le travail de Collon sur la Palestine, le Venezuela et l'Irak.[13]

Relations avec Étienne Chouard[modifier]

En janvier 2019, Michel Collon sort une vidéo avec Étienne Chouard, dans laquelle il le qualifie de "personne formidable". Ils parlent ensemble notamment du mouvement des gilets jaunes. Lors de cette entrevue, Collon réfute que Chouard serait d'extrême-droite, car il serait pour plus de démocratie et que l'extrême-droite ne serait historiquement pas connue pour être démocrate. Chouard complimente Collon en disant que son livre sur Soral serait "remarquable".[14] En mai 2019, Étienne Chouard rend la pareille à Michel Collon et l'invite dans son émission Jeudi Chouard : L'heure des constituants.[15]

Références[modifier]