Marine Le Pen

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Marine Le Pen
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Nom Marion Anne Perrine Le Pen
Date de naissance 5 août 1968
Activité femme politique
Origine française

Marion Anne Perrine Le Pen, dite Marine Le Pen, aussi connue sous le sigle MLP, née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine, est une femme politique française.

En janvier 2011, elle est élue présidente du Front national face à Bruno Gollnisch. Depuis qu'elle est à la tête du FN, elle mène une campagne de "dédiabolisation" du parti, qui porte ses fruits en faisant grandir son électorat.

C'est la femme de Louis Aliot, la fille de Jean-Marie Le Pen et la tante de Marion Maréchal.

Relations avec Alain Soral[modifier]

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Alain Soral et Marine Le Pen

Marine Le Pen est largement relayée sur le site d'E&R. Cependant, Alain Soral reste très critique envers elle.

En 2006, lors de la fête des Bleu-Blanc-Rouge, Alain Soral et Marine Le Pen font un karaoké sur Ma gueule de Johnny Hallyday. Elle salue « l'immense écrivain » Alain Soral qui a « beaucoup de talent de plume ».

La même année, Alain Soral sollicite Marine Le Pen pour qu'elle intervienne en sa faveur car il craignait d'être menacé par le Bétar ou par la LDJ. Marine Le Pen a appelé devant lui dans son bureau Michaël Carlisle, le chef de la Ligue de défense juive, pour lui demander si Soral était effectivement menacé. Ce à quoi Carlisle a répondu que non. En contrepartie de ce service, Alain Soral présente Gilles-William Goldnadel à Marine Le Pen.

Pendant l'élection présidentielle de 2007, Alain Soral et Marine Le Pen démarchent ensemble pour faire la promotion du FN, notamment dans les banlieues.

Le 1er février 2009, Alain Soral quitte le FN et publie sur le site d'E&R un texte intitulé Marine m'a tuer où entre autres il accuse Marine Le Pen et Louis Aliot de s'être opposés à sa candidature en tête de liste des élections européennes de 2009 et de chercher à « virer tous les opposants authentiques au système, qu’ils proviennent de la vieille droite des valeurs ou de la vraie gauche sociale ». Le lendemain, Marine Le Pen publie un communiqué sur le site du Front national intitulé Soral : un immigré politique qui refuse de s’assimiler !.

Mise au point de Marine Le Pen

Alain Soral (le frère d’Agnès) ressemble à trop d’immigrés qui arrivent en France, qui profitent de l’hospitalité des Français mais refusent de s’intégrer, de renoncer en partie à leur culture, à leur mode de vie.

Ces immigrés qui, à peine arrivés, critiquent, réclament, exigent toujours plus d’avantages et lorsqu’ils ne les obtiennent pas assez vite, méprisent et agressent.

Alain Soral, « immigré politique », s’est comporté ainsi au Front depuis son arrivée, cherchant à imposer de force « sa ligne », son vocabulaire, sa culture communiste, donnant des leçons et injuriant ceux qui ne partagent pas ses obsessions.

Je constate que je suis devenue depuis quelques mois le bouc émissaire de toutes les ambitions déçues, de toutes les investitures non obtenues, de tous les égos malmenés.

Certains partent parce que je ne suis pas assez radicale comme Monsieur Lang et ses amis, d’autres partent parce que je le suis trop comme Monsieur Soral, je pense donc être sur la bonne ligne, celle d’une fermeté qui allie le sens de la justice, celle du Front National qui, sans excès et sans faiblesse défend la France et les Français d’abord depuis plus de 30 ans.

Au fait, s’il neige aujourd’hui, promis je n’y suis pour rien !!

Marine Le Pen qualifiera par la suite Alain Soral de « gourou » et de « pervers narcissique » et dit qu'elle se méfiait de lui. Elle dit également à son sujet : « Il ne comprenait pas qu’une pauvre femme telle que moi puisse ne pas être sensible à son influence intellectuelle ».



Lors de l'élection présidentielle de 2012, Alain Soral soutient malgré tout Marine Le Pen.

Le 23 novembre 2014, interrogée sur une possible future alliance avec le parti d'Alain Soral et Dieudonné Réconciliation nationale, elle répond que leur parti ne repose que sur « du folklore », « de la com » et « de la pub », et qu'une alliance entre le FN et RecNat n'aurait aucun intérêt.

En visite à Moscou en juin 2016, Alain Soral appelle à voter pour Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2017, considérant que le FN est « le seul parti en France qui représente une alternative raisonnable » et « le moins pire des votes car, malheureusement, Marine Le Pen donne des signes de soumission au CRIF ». Cependant, il semble également faire des appels du pied à Jean-Luc Mélenchon, et continue à critiquer de manière virulente Marine Le Pen.

Après la défaite de Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2017, il l'accuse d'avoir échoué à cause d'une campagne trop basée sur le racisme.

En 2018, après que Marine Le Pen soit allée à une manifestation contre un meurtre antisémite, Alain Soral l'accuse d'être passée au « national-sionisme » et cesse de la soutenir.[1]

Dans l'épisode 8 de Soral a (presque toujours) raison, Alain Soral avance l'idée que Marine Le Pen serait une issue du « système » pour se maintenir à l'issue du mouvement des Gilets jaunes.

En février 2019, Marine Le Pen est interviewée au sujet d'Alain Soral dans l'émission Conversations sur i24news. D'après elle, elle a connu Alain Soral à un moment où il « venait de la gauche » et qu'il ne tenait pas, au moins publiquement, des propos « inadmissibles ». Au moment où il aurait commencé à tenir « ce type de propos », Le Pen prétend n'avoir plus jamais eu de contact avec lui. Elle justifie que plusieurs personnes proches d'elle soient restés en contact avec Soral, dont Philippe Péninque, en disant qu'elle ne peut pas surveiller les fréquentations de tout son entourage, et qu'ils n'ont aucune responsabilité au sein du RN. Elle rappelle aussi que Louis Aliot a déjà été amené à faire condamner Soral en justice.[2] Le site d'ER s'en prend alors à MLP et parle d'« interrogatoire » de la part d'i24news.[3] Alain Soral commente aussi le passage sur son compte VKontakte, et dit :

Tout ça pour se faire encore insulter et rouler dans la farine !
Pauvre conne...[4]

Dans l'épisode 10 de Soral a (presque toujours) raison, Soral reproche à Marine Le Pen de "valide[r] l'antifascisme" et de s'attaquer aux "anciens révisos".[5]



Relations avec Dieudonné[modifier]

Le 25 décembre 2011, Marine Le Pen, interrogée dans C politique à propos de Dieudonné, dit que « ce n'est pas [sa] tasse de thé », qu'elle a toujours été imperméable à ses « provocations politiques » et qu'elle n'a jamais voulu le rencontrer. Dieudonné lui répond dans une vidéo où il dit qu'« à force de vouloir plaire aux médias dominants », il craint « qu'elle ne devienne leur jouet ». Il dit qu'« au rythme où vont les choses », il ne serait pas étonné « de retrouver Marine Le Pen à poil sur un char de la Gay Pride entre Simone Veil et Anne Roumanoff ». Il critique également ses propos sur l'Islam. Il la remercie toutefois de ne pas l'avoir insulté, et confirme qu'elle n'a jamais cherché à le rencontrer comme il n'a jamais cherché à la rencontrer.

Le 7 janvier 2014, en pleine affaire Dieudonné, Marine Le Pen s'exprime contre l'interdiction des spectacles de Dieudonné et dit que cette interdiction n'obtiendrait pas les résultats politiques escomptés. Elle juge qu'il s'agit d'une vendetta personnelle de Manuel Valls contre Dieudonné.

Le 2 février 2015, après que Dieudonné ait écrit sur Twitter « Je suis Charlie Coulibaly », Marine Le Pen qualifie ces propos d'« ignobles », « nauséabonds » et « scandaleux ».

Le 24 mars 2017, Dieudonné félicite Marine Le Pen pour sa rencontre avec le président du Tchad Idriss Déby. Il dit que cela pourrait séduire le vote des français d'origine africaine.

Le 4 mai 2017, Dieudonné appelle à voter pour Marine Le Pen contre Emmanuel Macron au second tour des élections présidentielles de 2017.

Relations avec Jérôme Bourbon[modifier]

En 2010, Jérôme Bourbon prend la succession de Camille Galic à la tête de Rivarol et fait prendre un virage farouchement anti-Marine Le Pen. En octobre 2010, alors que Marine Le Pen fait campagne face à Bruno Gollnisch pour prendre la suite de Jean-Marie Le Pen à la tête du FN, Jérôme Bourbon dit au site e-deo :

Je ne peux pas en conscience rester neutre entre une gourgandine sans foi ni loi, sans doctrine, sans idéal, sans colonne vertébrale, pur produit des media, qui a multiplié les purges depuis des années et dont l’entourage n’est composé que d’arrivistes sans scrupules, de juifs patentés et d’invertis notoires et un homme droit, humble, rassembleur, érudit, à la vie exemplaire, d’une exquise courtoisie, très apprécié dans toutes les composantes de la droite nationale et radicale, tant en France qu’à l’étranger, et aux convictions très solides.

Cette déclaration lance une polémique, et Marine Le Pen l'attaque en justice pour injure publique et diffamation, et obtient sa condamnation à 800 euros d'amende et 3000 euros de dommages et intérêts.



Il continue ensuite d'attaquer Marine Le Pen. En novembre 2010, il la qualifie de « démon », de « Carla Bruni de la droite nationale », et lui reproche de porter des jeans.[6]

En février 2016, il dit que Marine Le Pen serait « fondamentalement une femme de gauche qui va dans les night-clubs la nuit ».[7]

Relations avec Jean Robin[modifier]

À la recherche de nouveaux talents, Marine Le Pen rencontre Jean Robin en 2009 par l'intermédiaire de Paul-Marie Coûteaux. C'est lors de la même réunion qu'MLP rencontre Florian Philippot. Il parle de « coup de foudre idéologique » entre les deux. Il dit que Le Pen aurait passé « 90% de son temps avec Philippot » et seulement « 10% de son temps » avec lui. Lors de cette rencontre, Robin conseille à Le Pen de s'attaquer aux autres partis en les qualifiant de nazis et d'extrême-droite. Suite à cette rencontre, Robin est très sollicité par les médias qui lui posent des questions sur la rencontre entre Le Pen et Philippot.[8]

En mars 2019, Jean Robin estime que le RN aurait failli à prendre le pouvoir parce qu'il a suivi les conseils de Philippot plutôt que les siens.[8]

Daniel Conversano et Marine Le Pen[modifier]

Lors de l'élection présidentielle de 2017, Daniel Conversano soutient Marine Le Pen qu'il estime alors être la seule chance des nationalistes de gagner le pouvoir. Il s'en prend beaucoup aux nationalistes abstentionnistes.

Cependant, en mars 2019, Conversano finit par plus pencher pour Dupont-Aignan qui le "fait plus bander que Marine Le Pen". Il reproche à Le Pen de "manger des putains de toasts au parlement européen", de "danser sur YMCA" et de "se prendre en photo au salon de l'agriculture avec bamboulino 1 et bamboulino 2". Il pense qu'il faut que le FN se "casse la gueule" pour que la "droite nationale" puisse se reconstruire. Il lui en veut d'être restée dans le jeu politique après sa défaite de 2017, et d'avoir fait "semblant" de ne pas connaître la théorie du grand remplacement après les attentats de Christchurch.[9]

En mai 2019, Daniel Conversano dit sur Twitter qu'il pense que Marine Le Pen se serait inspirée de lui pour faire le jeu de mot "La France islamiste" sur La France insoumise. Il avait effectivement fait un jeu de mot ressemblant, "La France islamique", dans son roman Désolé Jean-Pierre. Il qualifie cela d'"honneur".[10]

En juin 2020, particulièrement troublé par le rejet de l'autorisation des statistiques ethniques par Marine Le Pen, Daniel Conversano estime que "la seule chose qui peut unir le camp national, c'est le rejet de Marine Le Pen en tant que représentante des idées patriotes et de l'opposition au Grand Remplacement".[11]

Références[modifier]