Franc-maçonnerie

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Le mot franc-maçonnerie désigne un ensemble d'espaces de sociabilité sélectifs, dont le recrutement des membres est fait par cooptation et pratique des rites initiatiques se référant à un secret maçonnique et à l'art de bâtir. Formée de phénomènes historiques et sociaux très divers, elle semble apparaître en 1598 en Écosse (Statuts Schaw), puis en Angleterre au XVIIe siècle. Elle se décrit, suivant les époques, les pays et les formes, comme une « association essentiellement philosophique et philanthropique », comme un « système de morale illustré par des symboles » ou comme un « ordre initiatique ». Organisée en obédiences depuis 1717 à Londres, la franc-maçonnerie dite « spéculative » — c'est-à-dire philosophique — fait référence aux Anciens devoirs de la « maçonnerie » dite « opérative » anglaise formée par les corporations de bâtisseurs. Elle puise ses sources dans un ensemble de textes fondateurs rédigés entre les XIVe et XVIIIe siècles.

La plupart des dissidents n'aiment pas les francs-maçons, comme Alain Soral ou Salim Laïbi. Certains dissidents ont été francs-maçons, comme Morgan Priest ou Stéphane Blet, qui dénoncent aujourd'hui la franc-maçonnerie. Certains n'ont rien contre la franc-maçonnerie, coomme Frédéric Delavier[1] ou le groupement des Brigandes qui semble plutôt favorable à la franc-maçonnerie, mais sous une forme bien spécifique.[2]

Alain Soral et la franc-maçonnerie[modifier]

D'après Agnès Soral, Alain Soral se serait vu refuser l'entrée chez les francs-maçons en 2004, et en serait venu à être antimaçonnique à ce moment-là.[3]

Dans une interview pour le site Médias-Presse-Info, Alain Soral dit qu'il ne pense pas qu'il faudrait interdire la franc-maçonnerie, car cela serait dictatorial, mais qu'il faudrait par contre faire en sorte que les politiciens doivent déclarer leur appartenance à la franc-maçonnerie. Il dit aussi que l'on ne peut plus faire de sociologie de la franc-maçonnerie sans se faire qualifier d'extrême-droite. Soral pense que la franc-maçonnerie serait derrière la destruction de l'Ancien régime et de toutes les monarchies, et même du califat islamique. D'après lui, elle émanerait du protestantisme et mènerait particulièrement un combat contre le catholicisme.[4]

En 2014, Alain Soral édite chez Kontre Kulture "La Franc-maçonnerie et la Révolution française" de Maurice Talmeyr, livre qui entend démontrer que la Révolution française serait en fait le fruit d'une conspiration maçonnique.[5]

Dieudonné et la franc-maçonnerie[modifier]

En mai 2001, Dieudonné est invité à une tenue blanche dans laquelle il traite du thème "Vers un pouvoir métissé". Dans le documentaire "La France maçonnique" de Paul-Éric Blanrue, il dit se souvenir d'une ambiance très "boisée", similaire à celle de la 17ème chambre du tribunal de grande instance de Paris.[6]

Certaines personnes conspirationnistes reprochent à Dieudonné ses liens avec la franc-maçonnerie, et suggèrent que la quenelle pourrait être un symbole d'origine maçonnique.[7][8]

Morgan Priest et la franc-maçonnerie[modifier]

Morgan Priest est un ancien franc-maçon. Il dit s'être intéressé à la franc-maçonnerie afin de mener une carrière d'acteur, car il aurait remarqué que la franc-maçonnerie serait très influente et serait derrière beaucoup de lois. Aujourd'hui, il considère la franc-maçonnerie comme une secte.[9] Depuis son départ de la franc-maçonnerie, Morgan Priest fait de nombreuses vidéos et conférences pour la dénoncer.

Stéphane Blet et la franc-maçonnerie[modifier]

Stéphane Blet est un ancien franc-maçon, et l'a été pendant plus de 10 ans. Il a quitté la franc-maçonnerie en 2013. Il est rentré dedans grâce à une connaissance qui le lui avait proposé, mais dit ne jamais avoir cherché à la rejoindre. Il quitte la franc-maçonnerie car ce serait devenu selon lui une machine de guerre contre les religions, surtout contre le catholicisme, et également contre l'islam (mais moins).[10]

En 2017, il sort le livre "Franc-maçonnerie : l'effroyable vérité" aux éditions Kontre Kulture.[11]

L'UPR et la franc-maçonnerie[modifier]

Face aux rumeurs, François Asselineau dément être franc-maçon. Il se dit être pour le fait que les politiciens soient obligés de préciser leur appartenance à une loge maçonnique.[12]

En mai 2018, une loge maçonnique des adhérents de l'UPR fait son apparition, la loge "Patriam Recuperare".[13] Le nom de la loge vient d'un ancien réseau de résistance intérieure française d'origine maçonnique né lors de la Seconde Guerre mondiale, afin de lutter contre l'Occupation et les mesures antimaçonniques. L'ouverture de cette loge vaut à l'UPR des critiques de la part d'antimaçonniques.[14]

Frédéric Delavier et la franc-maçonnerie[modifier]

En janvier 2019, Frédéric Delavier publie une vidéo sur la franc-maçonnerie, dans laquelle il contredit la théorie du complot judéo-maçonnique. Il estime cependant que la franc-maçonnerie aurait été déviée de son but originel, et qu'elle serait rejoint par beaucoup de personnes orgueilleuses désirant découvrir une vérité cachée ou se construire un réseau. La franc-maçonnerie, qui aurait originellement pour but le bien commun, serait donc déviée pour des intérêts personnels.[1]

Mos Majorum et la franc-maçonnerie[modifier]

En juin 2020, Mos Majorum publie une vidéo sur les loges maçonniques féminines. D'après lui, ces loges entretiendraient des liens étroits avec ce qu'il nomme le "féminisme institutionnel" ou "féminisme d’État" (dont il compte comme représentantes Najat Vallaud-Belkacem, Marlène Schiappa ou Laurence Rossignol), ainsi qu'avec "les grandes association" féministes. Il compare ces loges à des lobbies et pense qu'elles auraient une grande influence politique.[15]

Références[modifier]