Liberté d'expression

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Illustration de la liberté d'expression.

La liberté d'expression est le droit reconnu à l'individu de faire connaître le produit de sa propre activité intellectuelle à son entourage.

Les dissidents estiment souvent que leur liberté d'expression est bafouée, que cela soit par les condamnations comme Alain Soral et Dieudonné, ou par le boycott comme Jean Robin et Ahmed Moualek.

Alain Soral et la liberté d'expression[modifier]

Alain Soral estime que l'on n'aurait pas le droit de parler de certains sujets en France, notamment des Juifs. Il pense aussi que l'antifascisme serait un prétexte afin de censurer les personnes s'attaquant au « lobby pro-sioniste français ». Il voit aussi derrière les agressions qu'il a pu subir une atteinte à sa liberté d'expression.[1] D'après lui, les lois de défense des minorités participeraient aussi à amoindrir la liberté d'expression et à faire passer toutes les interdictions. Il voit aussi une atteinte à sa liberté d'expression derrière l'interdiction de ses conférences.[2]

Cependant, après l'incendie criminel des locaux de Charlie Hebdo, Alain Soral se réjouit et dit : « Charlie Hebdo c'est de la merde, et qu'ils crèvent ».

En novembre 2018, son association Égalité et Réconciliation lance un concours de dessin sur la liberté d'expression, dont le jury est composé de Zéon, Pierre de Brague, et lui-même.[3]

Dieudonné et la liberté d'expression[modifier]

La liberté d'expression de Dieudonné, qui a été condamné plusieurs fois pour ses propos, est un sujet controversé. Beaucoup de personnes estiment qu'elle serait bafouée et qu'il mériterait de pouvoir s'exprimer librement. D'autres pensent que les propos de Dieudonné iraient au-delà du cadre de la liberté d'expression et doivent être condamnés.

Beaucoup de défenseurs de Dieudonné font un parallèle entre lui et Charlie Hebdo. Ils estiment que Dieudonné ferait le même humour que Charlie Hebdo, mais qu'il subirait des condamnations judiciaires parce qu'il s'attaque aux Juifs, tandis que Charlie Hebdo resterait tranquille car le journal ne s'attaquerait qu'aux Chrétiens et aux Musulmans. D'autres personnes estiment cependant que la différence de traitement entre les deux serait justifiée car Charlie Hebdo ne s'attaquerait pas aux religieux mais plutôt aux religions et aux dérives extrémistes, tandis que Dieudonné s'attaquerait directement au peuple juif, basculant ainsi dans l'antisémitisme. Même François Hollande, alors président de la République à ce moment, s'est exprimé sur la différence entre Dieudonné et Charlie Hebdo.

Plusieurs personnalités ont soutenu la liberté d'expression de Dieudonné, sans pour autant soutenir ses idées, comme l'acteur et ancien footballeur Éric Cantona[4] ou le rappeur Lino.[5]

Dieudonné lui-même s'est déjà plaint du traitement de défaveur qu'on lui ferait. Ainsi, dans son spectacle Foxtrot, il fait un parallèle entre sa chanson Shoahnanas et les caricatures du prophète Mohammed ou la pièce de théâtre Golgota picnic que certains ont estimée blasphématoire voire christianophobe. Il insinue ainsi que les Juifs seraient favorisés sur la question du droit à la critique. Dans une interview pour Robert Ménard datant de novembre 2011, Dieudonné qualifie les arrêtés municipaux interdisant ses représentations d'atteinte à sa liberté d'expression.[6]

En janvier 2014, le seul-en-scène Le Mur de Dieudonné est interdit après une décision du Conseil d'État. Beaucoup de personnes, y compris des opposants de Dieudonné comme Jack Lang ou la Ligue des droits de l'homme, y ont alors vu une entrave à la liberté d'expression, l'interdiction de la représentation d'un spectacle étant alors inédite en France.

En novembre 2015, après que Dieudonné ait été devant la Cour européenne des droits de l'homme pour faire valoir sa liberté d'expression dans sa représentation sur scène avec Robert Faurisson (il affirme alors que l'invitation de Faurisson sur scène avait pour but de représenter les limites réduites de la liberté d'expression en France), la CEDH estime que cette représentation ne relevait pas de la liberté d'expression et constituait d'avantage un meeting négationniste et antisémite qu'un spectacle.[7]

Il est à noter que bien qu'il s'exprime pour la liberté d'expression, Dieudonné a déjà soutenu divers régimes dont les entraves à la liberté d'expression ont été maintes fois dénoncées, comme le régime de Mouammar Kadhafi, de Kim Jong-un ou encore de Bachar el-Assad.

Ahmed Moualek et la liberté d'expression[modifier]

Ahmed Moualek estime sa liberté d'expression bafouée à cause du bannissement de ses comptes YouTube. Il incite son public à créer des comptes pour soutenir sa liberté d'expression.[8] Certains critiques de Moualek ont dénoncé une hypocrisie de sa part quant à la liberté d'expression, car il bannit énormément de ses spectateurs de ses émissions en direct sur YouTube.[9]

En février 2011, il débat sur la liberté de critiquer l'islam et le sionisme contre Pascal Hilout de Riposte laïque pour le site de Jean Robin Enquête & Débat.[10]

Jean Robin et la liberté d'expression[modifier]

Jean Robin défend une liberté d'expression totale et pense que la censure serait d'inspiration "catho-marxiste". Il a une certaine conception de liberté d'expression, allant jusqu'à qualifier le fait qu'il ne soit pas relayé par certains médias d'atteinte à sa liberté d'expression.

JR accuse certains dissidents d'avoir tenté de le censurer sur YouTube, comme Salim Laïbi.

En janvier 2011, suite à un sondage sur son site Enquête & Débat à propos du meilleur représentant de la liberté d'expression en France, Jean Robin décerne le prix de la liberté d'expression 2010 à Éric Zemmour. Dieudonné est en deuxième position et Christine Tasin en troisième position.[11] En mai 2011, il qualifie son site Enquête & Débat de "baromètre de la liberté d'expression".[12]

En 2017, pour défendre la liberté d'expression du terroriste nationaliste Anders Behring Breivik, Jean Robin publie une édition française de son manifeste 2083. Le livre est interdit à la vente sur le site de la Fnac et sur celui d'Amazon, ce que Robin dénonce alors comme une censure.[13]

En août 2018, Jean Robin s'exprime contre l'appel à la censure d'un concert du rappeur Médine au Bataclan. Il pense que l'appel de plusieurs personnalités d'extrême-droite à la censure de ce concert serait d'inspiration "catho-marxiste", et que la marche à suivre aurait été de laisser le concert se dérouler puis d'arrêter tous les spectateurs du concerts à la fin et de les envoyer dans un pays musulman de leur choix.[14] Malgré que JR dise défendre la liberté d'expression de Médine, son plan aurait sûrement été considéré comme une atteinte à la liberté d'expression s'il avait été exécuté.

Il lui a été reproché par certains, comme par le vidéaste Basile Blandine[15], d'utiliser lui-même la censure qu'il dénonce, en faisant par exemple supprimer des vidéos de YouTube. Un internaute dénommé Fransulman l'a déjà accusé d'utiliser la défense de la liberté d'expression seulement au service de ses propres intérêts, et a écrit un essai pour démontrer son propos.[16] D'autres, comme Caroline Fourest[17] et Le Nouvel Observateur, dénoncent une instrumentalisation de la liberté d'expression de sa part afin de propager un discours d'extrême-droite.

Raphaël Zacharie de Izarra et la liberté d'expression[modifier]

En mai 2007, Raphaël Zacharie de Izarra publie une vidéo intitulée Test de liberté d'expression. Dans cette vidéo, il entend "tester" la liberté d'expression en racontant que Nicolas Sarkozy aurait "chié dans la calotte de Benoît XVI" et que Ségolène Royal lui aurait mis "la calotte pleine de merde [...] dans la gueule". Il continue en disant que Martine Aubry aurait fait une fellation au pape Benoît XVI.[18]

En janvier 2015, Izarra fait une vidéo intitulée Exercice de liberté d'expression dans laquelle il estime qu'il serait facile de se moquer "du Prophète, du christianisme, des anti-mariage homosexuel, des anti-avortement, des anti-féministes", mais se demande si l'on peut "blasphémer la France, la république, nos chefs d’Etat, nos icônes les plus sacrées, insulter les rescapés des camps d’extermination allemands, provoquer les juges, exciter la police, monter les communautés les unes contre les autres, entretenir la haine inter-religieuse, heurter les sensibilités des uns et des autres, et tout cela au nom de la liberté d’expression ?".[19]

En décembre 2016, Raphaël Zacharie de Izarra fait une vidéo dans laquelle il défend la liberté d'expression de Daniel Conversano. Il estime que la liberté d'expression devrait être totale.[20]

Références[modifier]