Jean-Yves Le Gallou

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Jean-Yves Le Gallou est un haut fonctionnaire, essayiste et homme politique français d'extrême droite.

Biographie[modifier]

Parcours aux seins des partis d'extrême droite[modifier]

Cofondateur du Club de l'horloge en 1974, il en est le secrétaire général jusqu'en 1985. Il rejoint alors le Front National dont il est membre de 1985 à 1999. Il est président du groupe FN puis MNR au conseil régional d'Île-de-France de 1986 à 2004, et député européen de 1994 à 1999.

En 1998, une profonde crise touche le FN : condamné à deux ans d'inéligibilité pour avoir agressé une candidate socialiste, Jean-Marie Le Pen ne peut se présenter aux élections européennes de 1999. En juillet 1998, il confie la direction de la liste du parti à sa femme, Jany, et non à son numéro deux, pourtant très influent au sein du parti et dauphin pressenti, Bruno Mégret. Une scission apparaît au sein du FN, ce qui mène Mégret à créer en 1999 son propre parti, le MNR, dont Jean-Yves Le Gallou est un des membres les plus éminents jusqu'à son départ en 2004.

Fondation Polémia et engagement dans la "réinformation"[modifier]

Il préside la fondation Polémia, vue par les observateurs de l'extrême droite comme un think tank à tendances identitaires et conspirationnistes, et surtout actif sur internet. Chaque année, Polémia organise le forum de la Dissidence (anciennement "Journées de la dissidence") où interviennent de nombreuses figures de l'extrême droite. Depuis 2010, Polémia organise également la cérémonie satirique des Bobards d'Or, dont le but est de décerner des prix à ce qui est perçu par les créateurs comme les pires mensonges et censures des médias traditionnels et mainstream.

Sur TV Libertés, il s'occupe de façon hebdomadaire d'I-Médias, une émission de décryptage des médias par le prisme de la "réinformation".

De novembre 2007 à 2016, il est le coordinateur du Bulletin de réinformation quotidien de Radio Courtoisie, avant de se brouiller avec Henry de Lesquen.

Vie privée[modifier]

Il est marié avec Anne-Laure Blanc depuis 1975[1].

Relations avec la dissidence[modifier]

Relations avec Henry de Lesquen[modifier]

Brouillé avec Jean-Yves Le Gallou dès 2016, après son départ du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie, à partir de 2019 Henry de Lesquen le surnomme "Jean-Yves Le Candaullou" (contraction de son nom et de "candaule").[2] De son côté, Jean-Yves Le Gallou déclare que Lesquen "n'a jamais été très facile de rapport, et que ça semble s'aggraver avec le temps".

Ouvrages[modifier]

  • Etre Français, cela se mérite, avec Jean-François Jalkh, Albatros, 1987
  • La Préférence nationale : réponse à l'immigration, Albin Michel, 1988
  • Le Livre bleu-blanc-rouge : plaidoyer pour une région enracinée, Editions Nationales, 1991
  • L'inéluctable échec de Balladur, Editions Nationales, 1993
  • Le défi Gaulois, L'Aencre, 2000
  • La tyrannie médiatique, Via Romana, 2013
  • Nouveau dictionnaire de novlangue, Polémia, 2013
  • La désinformation publicitaire, Via Romana, 2014
  • Dictionnaire de novlangue, avec Michel Geoffroy & Polémia, Via Romana, 2015
  • Immigration, la catastrophe : que faire ?, Via Romana, 2016
  • Européen d'abord : essai sur la préférence de civilisation, Via Romana, 2018
  • L'album des Bobards : 10 ans de Fake News des médias, Via Romana, 2019

Références[modifier]

  1. "Le Gallou, Jean-Yves, René, Roger", Who's Who in France, 2013, 1366
  2. https://twitter.com/ClubHorloge/status/1209105321786052608