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Jean-Yves Camus

De Wiki Dissidence
Jean-Yves Camus
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Nom Jean-Yves Camus
Date de naissance 1958
Activité Journaliste

Politologue

Origine Français

Jean-Yves Camus, né en 1958, est un journaliste et politologue français spécialisé dans l'extrême-droite.

Il a écrit notamment pour Charlie Hebdo et Actualité juive, et est le directeur de l'observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean Jaurès.

Issu d'une famille gaulliste,il rejoint l'Union des démocrates pour la République à 16 ans, puis le Rassemblement pour la République en 1976. Cependant, son passage à Sciences-Po le dégoûte des partis et de la droite et il n'a depuis plus milité au sein d'aucun parti. Il est aujourd'hui proche de la gauche sociale-démocrate.

Relations avec E&R / Alain Soral[modifier]

En février 2015, Jean-Yves Camus tient une conférence sur le thème "L'antisémitisme de la nébuleuse militante autour de Dieudonné et d'Alain Soral". Une militante de la section Île-de-France d'Égalité & Réconciliation l'interpelle lors de la conférence, et lui reproche de ne pas inviter les personnes dont il parle pour qu'elles puissent exprimer leur avis. La réponse de Camus est que l'extrême-droite refuse les règles du débat démocratique et qu'il n'y a donc pas à débattre avec elle.[1][2][3]

En septembre 2018, Égalité & Réconciliation fait un article dans lequel Jean-Yves Camus est pris à parti. Ils le qualifient d'"intellectuel antifasciste", de "propagandiste sioniste que personne ne lit mais que toutes les télés invitent" et de "porter une kippa transparente".[4]

Jean-Yves Camus sur E&R et Alain Soral[modifier]

Pour Jean-Yves Camus, le militantisme soralien se résume principalement à la consommation de produits mis à la vente sur Internet, ainsi que de vidéos sur Internet. Ainsi, pour un article du CCLJ, il dit qu'il pense que Soral ne serait "qu'un producteur de vidéos" et n'aurait "aucun débouché politique".[5]

En octobre 2007, Jean-Yves Camus fait un compte-rendu de l'université d'été d'Égalité & Réconciliation pour le journal Actualité juive.[6]

En mars 2014, interrogé par 20 minutes au sujet de l'"alliance catholico-musulmane" au sein de La Manif pour tous, Jean-Yves Camus dit qu'il pense qu'elle aurait été inspirée idéologiquement par E&R.[7]

En janvier 2019, Jean-Yves Camus accorde un entretien au Média pour parler de la tentative de récupération du mouvement des Gilets jaunes par l'extrême-droite et les complotistes, dont notamment par Alain Soral. Lors de cet entretien, il exprime sa crainte que la grande réunion publique "Gilets jaunes, ou la révolution qui vient" fasse "mordre" la "mouvance soralo-complotiste" au-delà de son auditoire habituel. Il dément aussi que Soral soit marxiste, en voulant pour preuve que Soral soit à la tête d'une "entreprise lucrative", et qu'il serait "dans le confusionnisme idéologique le plus total". Il dit ne pas croire à la supposée appartenance passée de Soral au Parti communiste français.[8]

Relations avec Jean Robin[modifier]

En octobre 2007, dans un compte-rendu de l'université d'été d'E&R pour Actualité juive, Jean-Yves Camus qualifie Jean Robin d'"antisioniste" et qualifie son livre La Judéomanie de "médiocre pamphlet". Il lui reproche de s'être "livré à une dénonciation de l'indemnisation des déportés et de leurs ayants-droit". Dans le numéro suivant d'Actualité juive, Jean Robin exerce son droit de réponse et se défend d'être antisioniste, préférant le terme "israélo-neutre", et nie les accusations de "dénonciation de l'indemnisation des déportés et de leurs ayants-droit", et dit qu'il aurait plutôt "dénoncé la discrimination raciale qui avait été inscrite à cette occasion dans la loi par des non-juifs". Camus répond alors qu'il maintient ses accusations de "dénonciation de l'indemnisation des déportés et de leurs ayants-droit". Pour lui, Jean Robin n'est certes ni révisionniste, ni négationniste, mais "n'est pas pour autant dénué de préjugés".[6]

Au printemps 2011, Jean-Yves Camus évoque Jean Robin dans un article de Charlie Hebdo, et le décrit comme étant "proche des identitaires", ce qui déplait à Robin qui lui envoie un mail dans lequel il l'accuse d'avoir été membre du Groupe Union Défense. Camus lui répond alors avec une touche d'ironie ne pas avoir fait partie du GUD, qui "était composé de petits réacs qui ont tous fini préfets ou députés", mais de Troisième Voie. Jean Robin affirme ensuite sur son site Enquête & Débat que Jean-Yves Camus avait été membre de Troisième Voie et du Groupe Union Défense dans les années 1980. Cet article est très vite mis en doute, et il est joint par un journaliste de Street Press lui demandant s'il ne serait pas allé un peu vite dans ses recherches, mais Robin n'en démord pas, et dit tenir cette information "de trois sources différentes", et que Camus "était très sérieux". Également joint par Street Press, Christian Bouchet, ancien secrétaire général de Troisième Voie, s'amuse de l'article de Jean Robin et dit ne pas y croire. D'après lui, Troisième Voie ayant été un petit mouvement, il aurait été au courant si Camus y avait appartenu. Jean-Yves Camus finit par démentir l'information à Rue89 et Street Press et éclaircit son parcours.[9]

Relations avec Alain de Benoist[modifier]

Jean-Yves Camus entretient des relations cordiales avec Alain de Benoist, malgré de profondes différences idéologiques. Ainsi, il accorde un entretien à la revue Éléments d'Alain de Benoist et il participe à une émission de TV Libertés sur le populisme présentée par de Benoist. Interrogé par le site GrandFacho, Camus dit qu'il pense qu'"il n'est plus racialiste", et que de Benoist serait "le seul à la droite du spectre politique qui vaut la peine d'être lu", voire même avec lequel on peut "être d'accord avec lui, sa critique de la société post-nationale, la mondialisation." Cependant, pour lui, l'"extrême-droite intellectuelle de Benoist" serait "morte".[10]

Jean-Yves Camus sur Dieudonné[modifier]

En septembre 2006, il fait un article sur le voyage au Liban de 2006 centré particulièrement sur Dieudonné, ainsi que ses relations avec Frédéric Chatillon.[11]

En janvier 2014, Jean-Yves Camus fait une vidéo pour le site Akadem dans laquelle il analyse le geste de la quenelle. Il pense que ce geste aurait une signification antisémite.[12]

En février 2015, lors d'une conférence sur le thème "L'antisémitisme de la nébuleuse militante autour de Dieudonné et d'Alain Soral", Jean-Yves Camus avance l'idée que Dieudonné serait antisémite entre autres parce qu'il ne concevrait pas un monde sans métissage. Il pense que les Juifs représenteraient dans l'esprit de Dieudonné un ennemi du métissage. Il pense aussi que quand Dieudonné dit "Au-dessus c'est le soleil", il parlerait en fait des Juifs via la figure du soleil. Il pense aussi que le militantisme dieudonniste n'irait que rarement plus loin que l'achat d'une place de spectacle ou que le visionnage de vidéos sur Internet.[1]

Jean-Yves Camus sur Réconciliation Nationale[modifier]

En octobre 2014, il est interviewé par Le Figaro au sujet du parti Réconciliation Nationale d'Alain Soral et Dieudonné. Il estime que le ressort idéologique du parti est le rejet du judaïsme, de la communauté juive et d'Israël, et que la création de ce parti pourrait faciliter à Marine Le Pen son entreprise de dédiabolisation du Front national, car elle peut ainsi plus facilement se dédouaner de Soral. Il estime que RecNat ne risque pas d'avoir de bons résultats électoraux, en tout cas pas meilleurs que ceux qu'avait recueillis le Parti antisioniste aux élections européennes de 2009. Il se dit aussi contre l'interdiction de ce parti, par soucis de démocratie.[13] En novembre 2014, dans Actualité juive, Camus estime que "la problématique de ce nouveau parti sera de transformer le dégoût de la politique et le rejet du système en action de participation à ce même système".[14]

Jean-Yves Camus sur le négationnisme[modifier]

En février 2015, Jean-Yves Camus exprime ne plus être sûr de la pertinence de la loi Gayssot pénalisant le négationnisme. Ainsi, quand il voit le nombre de condamnations auxquelles Vincent Reynouard fait face, il pense finalement que la loi en vigueur ne serait pas dissuasive.[15]

Cependant, en janvier 2019, dans le cadre de la commission d'enquête sur la lutte contre les groupuscules d'extrême-droite en France, il considère la loi Gayssot comme "suffisante", hormis sur le point de la négation du génocide arménien. Il estime aussi que le négationnisme serait aujourd'hui "défait", et que la loi Gayssot "a eu raison du petit noyau de militants négationnistes".[16]

Jean-Yves Camus sur l'UPR[modifier]

En juin 2013, le journal Sud Ouest interroge Jean-Yves Camus sur l'UPR. La revendication de 3000 membres par l'UPR lui semble "exagérée". Il observe cependant une croissance à la participation aux réunions du parti. Il qualifie François Asselineau d'"homme intelligent et de cohérence". Il pense aussi qu'Asselineau pourrait distraire les électeurs du Front national qui seraient attirés par le souverainisme, car il bénéficie d'une image de "candidat bien sous tous rapports".[17]

Jean-Yves Camus sur Le Raptor[modifier]

Interrogé par Valeurs actuelles au sujet du Raptor, Jean-Yves Camus dit :

Il est à l’extrême droite ce que le Canada Dry est à l’alcool : un sous-produit de la sous-culture qui émerge sur YouTube, où un certain nombre d’individus comme Soral et Dieudonné ont trouvé un filon, car ils sont payés au clic.[18]

Références[modifier]