Homosexualité

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L'homosexualité désigne un ensemble de comportements sexuels, caractérisés par l'attirance sexuelle ou affective d'un individu envers un autre individu de même sexe. L'homosexualité fait partie de la sexualité humaine et se retrouve dans tous les groupes ethniques. On observe également des comportements sexuels entre femelles ou entre mâles dans le règne animal. L'homosexualité est une orientation sexuelle ainsi qu'une identité sexuelle, distincte de l'identité de genre. Dans l'Occident moderne s'est établie une nomenclature d'usage pour définir les orientations sexuelles. Le terme « gay » est souvent utilisé pour définir les individus ayant un comportement à prédominance homosexuel principalement masculins, tandis que le terme « lesbienne » est exclusivement utilisé pour désigner des femmes homosexuelles. Beaucoup d'homosexuels se désignent comme exclusivement attirés par des personnes de même sexe, alors qu'un homme ou une femme bisexuel sont attirés par des personnes des deux sexes. Les homosexuels sont parfois représentés avec d'autres minorités sexuelles, par le sigle « LGBT » pour « lesbiennes, gays, bisexuels, trans ».

Bien que beaucoup rejettent le terme, la plupart des dissidents sont homophobes, comme Alain Soral, Dieudonné, Daniel Conversano ou Salim Laïbi. Certains dissidents se disent plus ouverts aux homosexuels, comme Ahmed Moualek. Le seul dissident homosexuel semble être Thierry Meyssan.

Alain Soral et l'homosexualité[modifier]

Alain Soral est souvent perçu comme une personnalité homophobe.[1][2]

En juillet 1996, dans l'émission radiophonique Le p'tit corbillon, Alain Soral dit :

L'avantage d'être "homosessuel", n'est-ce pas, c'est qu'entre hommes, on se comprend. [...] C'est à dire que moi j'ai essayé aussi, pour voir hein, c'est que, quand on a envie d'une petite aventure rapide entre 23 heures et 1h du matin, on va au square hein, je dirai pas lequel, et une demi-heure c'est fait.[3]

Alain Soral a déjà débattu avec Guillaume Dustan, Renaud Camus et Pascal Sevran à propos du communautarisme homosexuel dans une émission de Patrick Buisson sur LCI.

En 2003, via son éditeur, Alain Soral fait la connaissance d'Erik Rémès, écrivain homosexuel en faveur du barebacking et opposé à Act-Up. Soral le qualifie alors de "dissident" lors d'une émission de Paris dernière.[4]

Dans son ouvrage Misères du désir, Alain Soral dit avoir déjà essayé des relations homosexuelles avec un certain "Hector Aublack" (que beaucoup ont identifié comme étant Hector Obalk), mais que cela ne le leur aurait pas plu. En avril 2004, dans Tout le monde en parle, Alain Soral dit que les gays auraient été "pris en main" par "une espèce de milice qui s'appelle l'Act-Up", qui parlerait selon Soral au nom des gays alors que les gays n'auraient rien demandé. Soral tient en exemple les gays qui sont dans le barebacking et qui se réclament de Jean Genet, plutôt que les gays fans de Mylène Farmer.

Dans son livre de dialogues avec Éric Naulleau Dialogues désaccordés, Soral établit un parallèle entre homosexualité et pédophilie.

Dans un entretien du mois, il dit :

Quand on se fait mettre un truc dans le cul, ça s'appelle enculer. Je rappelle que ce qui définit radicalement l'homosexualité, c'est la sodomie hein, c'est quelque chose qui se passe autour du trou du cul. C'est pas de ma faute si les gens, au lieu de se définir face aux autres dans la société par leur profession, leur religion, leur origine de classe (c'est à dire plombier, bourgeois, catholique...), se définissent par une pratique sexuelle qui consiste à pénétrer un anus ou à se faire pénétrer l'anus. Ontologiquement, un homosexuel est quelqu'un qui se définit comme enculé ou comme enculeur. C'est leur problème : c'est eux qui décident de se montrer comme ça aux autres. [...] Tout ça tourne autour du trou du cul, ce qui n'est pas un lieu qui dans aucune civilisation (puisque c'est le lieu des fesses, de la défécation), qui n'est pas un lieu sanctifié ni sanctifiable, hein. Le regard peut être sanctifié, parce que c'est le miroir de l'âme, l'oreille, parce que c'est par là que rentre la musique, la bouche, parce que c'est le lieu de l'expression et de la fonction symbolique qui s'appelle le langage, mais le trou du cul est quelque chose qui se situe au bas de l'échelle des valeurs, au bas de l'échelle corporelle, parce que c'est par là que sort la merde, voilà. Donc quand on se définit par le trou du cul, c'est un positionnement qui doit bien dire quelque chose, sur le plan politique, symbolique, voilà. Et je ne fais que le constater.

En 2015, Vincent Dieutre prétend dans l'ouvrage Le système Soral de Mathieu Molard et Robin d'Angelo qu'il serait arrivé à Soral de se retrouver dans des ébats sexuels avec lui et un autre garçon. Dieutre dit que Soral aurait été "dans la pansexualité de l'époque".

En septembre 2019, Alain Soral dit qu'"on a découvert en psychologie" que les hommes homosexuels, "en général [les] folle[s]" seraient généralement "amoureux de [leur] mère" et se "vengent que [leur] père baise la femme qu'il[s] aime[nt]", et "humilie[nt leur] père en affichant outrageusement un défaut total de virilité". Pour lui, "le gay est un destructeur de famille".[5]

Alain Soral accuse parfois certains de ses ennemis d'être des homosexuels, comme Marsault ou Emmanuel Macron. Cependant, ses ennemis lui rendent également la pareille et rappellent régulièrement ses supposées expériences homosexuelles passées, par exemple Daniel Conversano.

Dieudonné et l'homosexualité[modifier]

Dans un sketch de son spectacle Rendez-nous Jésus, Dieudonné dit que se moquer de la gay pride serait devenu "blasphématoire, au même titre que la Shoah". Il continue en disant que la gay pride serait "un ramassis de poils, de vomi et de bière". Il raconte ensuite une histoire où il emmène son fils au cinéma et croise la gay pride dans la rue, puis essaie de l'éviter. Cependant, il rencontre deux homosexuels en train de s'embrasser, puis ensuite un homme en train de faire une fellation à un autre homme, puis un homme en train de déféquer dans un bocal, puis deux travestis. Il finit par rencontrer un homme qui tend un préservatif gonflé à l'hélium à son fils qui le traite d'homophobe face à son refus. Il se fait ensuite alpaguer par une transgenre et finit par couper par le 19ème arrondissement.

Dieudonné a une autre blague sur l'homosexualité : "Même avec beaucoup d'amour ce qui va en sortir ça n'ira jamais à la maternelle".

En mars 2013, Dieudonné qualifie le mariage homosexuel de "projet sioniste qui vise à diviser".[6] En juillet 2013, après avoir dit que le mariage homosexuel aurait "ouvert la porte au grand n'importe quoi", Dieudonné tourne le mariage homosexuel en dérision en faisant office de témoin du mariage d'Alfredo Stranieri et de Germain Gaiffe, aux côtés d'Ilich Ramírez Sánchez. Il voulait initialement assister au mariage en robe de mariée, mais un gardien de prison lui aurait demandé de la retirer, selon lui.[7]

Dans son spectacle Asu Zoa, Dieudonné fait un sketch sur un couple d'homosexuels désirant acheter un enfant en Afrique. Il joue le rôle d'un fonctionnaire africain corrompu qui leur répond : "Ici, on n’est pas homophobes. Non, pas du tout, on est homovores ! Les homos, on les mange !".

Marc-Édouard Nabe et l'homosexualité[modifier]

Marc-Édouard Nabe dit dans Printemps de feu à propos de l'homosexualité :

Pour déterminer l'homosexualité d'un homme, il ne suffit pas de savoir qu'il pratique la sodomie. Tant que l'homme se content de sodomiser une femme, il n'est pas pédé, mais s'il se fait sodomiser en même temps, il a des chances de le devenir ! Le vrai passage de l'hétérosexualité à l'homosexualité est là. Sinon, on parle dans le vide. Pour le Talmud, le monde est né lorsque Dieu s'en est retiré. Pour la Bible, c'est en sodomisant l'humanité que Dieu fait son entrée dans la vie. Le monde est une femme que Dieu prend par-derrière, avec amour bien sûr.

En 1999, il débat face à Guillaume Dustan à propos de l'homosexualité. Il dit :

Gay, c'est un mot infect, abject. [...] Parce que ça rappelle comme quand tu dis "black" pour un noir. Il y a des mots tellement magnifiques pour désigner les homosexuels : "pédé", "pédale", "tapette", "tantouze", "folle", c'est sublime, et tous les grands écrivains se sont servis de ces mots-là, et d'ailleurs, homos ou pas, ils s'en sont servis. [...] Si les grands chantres de l'homosexualité des années '70-'80, qui sont pour moi des maîtres, c'est pour ça que je suis là aussi, c'est parce que l'homosexualité "littéraire" si vous voulez, me passionne, et j'ai toujours défendu et j'ai regretté d'ailleurs d'être un des rares hétéros à défendre si violemment et avec tant de passion un peu délirante des Fassbinder, des Genet, des Pasolini, eh bien ces gens-là ont toujours prôné l'homosexualité comme étant une volonté de sortir de la norme bourgeoise et d'échapper à cette banalisation qui est qu'un homme et un autre homme ou une femme et une autre femme ou une femme et un autre homme s'aiment et essaient de vivre en couple, c'est ça l'abomination, c'est le couple. [...] Quand vous dites que le couple est hétérofasciste, c'est pas parce qu'il est "hétéro" qu'il est "fasciste", c'est parce qu'il est "couple" avant tout.

Thierry Meyssan et l'homosexualité[modifier]

Thierry Meyssan dit qu'il lui a fallu du temps pour accepter son homosexualité, et qu'il se serait rendu compte que les relations hétérosexuelles n'étaient "pas [son] truc" après avoir fondé une famille à 17 ans.[8]

Dans les années 1980, Meyssan s'affirme "homosexuel et libre penseur". Il se sépare de son épouse, avec laquelle il s'était marié en 1976. Le mariage religieux est reconnu nul par le Vatican en 1990, au terme d'une longue enquête. Il adhère à l'association Gais pour les libertés et à l'International Lesbian and Gay Association.

En 1989, il crée le projet Ornicar, visant à "lutter contre les discriminations fondées sur la sexualité". Cette association participe à la rédaction du rapport Roth au Parlement européen, négocie avec des organisations intergouvernementales le statut des fonctionnaires internationaux gays et lesbiens, et fait inscrire la dépénalisation de l'homosexualité au sommet de la CSCE.

En 1993, il publie La Protection des homosexuels dans le droit européen.

En juin 2016, Meyssan fait un article sur Daesh et les homosexuels, dans lequel il dit que "la civilisation syrienne a une longue histoire méconnue d'intégration des homosexuels que Daesh tente de détruire".[9]

Piero San Giorgio et l'homosexualité[modifier]

En février 2013, lors d'un débat sur l'homosexualité avec Salim Laïbi, Piero San Giorgio dit :

La Fistinière, c'est une chouette BAD, c'est dans un bel endroit, y a une belle ferme... Bon la Chapelle Fistine, je sais pas, j'en parle pas dans mon livre.[10]

En septembre 2014, Piero San Giorgio fait une vidéo intitulée Survie et homosexualité dans laquelle il dit que pour lui, la sexualité est du domaine du privé, et que donc la question de l'homosexualité dans le survivalisme ne se pose pas. Il dit que la sexualité de chacun devrait pas être affichée dans la rue ou dans les publicités et ne devrait pas être accessible aux enfants. Il dit aussi que l'homosexualité n'est pas liée à la pédophilie, et conseille les films de Gus Van Sant sur l'homosexualité.[11]

Dans son interview à Vive l'Europe, San Giorgio tient des propos virulents contre les homosexuels, ce qui lui vaudra des soucis professionnels.

Salim Laïbi et l'homosexualité[modifier]

Salim Laïbi dit des homosexuels qu'ils seraient "adeptes du barebacking, des backrooms et des glory holes". Il dit que le barebacking serait le fait que des séropositifs (bien qu'il ne croit pas au Sida) aient des rapports sexuels non-protégés (il s'agit en vérité de rapports non-protégés n'impliquant pas forcément des séropositifs). Il dénonce Erik Rémès et Guillaume Dustan. Il dit aussi que le Poppers aurait donné une épidémie de sarcome de Kaposi dans la communauté homosexuelle, "quasiment à 100%". Il se dit donc contre le fait que des personnes homosexuelles puissent donner leur sang car il serait selon lui plein de drogues et de maladies.

En février 2013, Salim Laïbi fait une vidéo contre l'homosexualité.[12]

Farida Belghoul et l'homosexualité[modifier]

Farida Belghoul est très connue pour son militantisme farouche contre le mariage homosexuel. Elle milite également contre les ABC de l'égalité, qui selon elle viseraient à "introduire l'homosexualité à l'école". Elle a déclaré dans une interview pour TV Libertés que "l'homosexualité est incompatible avec l'islam".

Cependant, en octobre 2014, le Pacs de Farida Belghoul avec une autre femme est dévoilé.[13] Ceci étant dit, rien n'a pu étayer que la relation entre les deux femmes soit de nature sexuelle ou amoureuse.

Ahmed Moualek et l'homosexualité[modifier]

Ahmed Moualek trouve délirants les propos de certains islamistes qui préconisent de "balancer du haut du toit" les homosexuels. Il trouve aussi "n'importe quoi" les propos d'un cheikh qui dit que l'homosexualité serait proscrite même dans l'au-delà.[14]

Daniel Conversano et l'homosexualité[modifier]

Daniel Conversano est critique de l'homosexualité mais reste quand même ouvert aux homosexuels qui sont nationalistes, allant même jusqu'à développer une amitié avec Renaud Camus.

Dans une de ses vidéos, il récite un texte issu de son projet de roman P.A.N., finalement jamais achevé :

Se prendre ou soulager le sexe d'un homme dans l'un de ses orifices, ça m'arrive d'y songer, je dirais environ une branlette sur dix. Ouais, c'est quand même beaucoup. J'imagine un pénis dur et très charnu, et un type bien plus fort que moi physiquement, souvent obèse d'ailleurs je sais pas pourquoi, qui m'obligerait à le sucer. A chaque fois je sens que je suis sur le point de franchir une barrière morale gigantesque et qu'aucun retour en arrière ne sera possible ensuite. Mais je me laisse aller, j'accepte l'idée de gâcher ma santé mentale pour quelques centaines de secondes de cette jouissance ignoble. Sucer une bite, quelle horreur indépassable.[15]

Daniel Conversano a par ailleurs de nombreuses fois évoqué une supposée homosexualité (ou bisexualité) d'Alain Soral afin d'humilier ce dernier.

Tariq Ramadan et l'homosexualité[modifier]

En 2004, Tariq Ramadan dit au sujet de l'homosexualité :

Pour l’islam, l’homosexualité n’est pas naturelle et elle sort de la voie et des normes de réalisation des êtres humains devant Dieu. Ce comportement révèle une perturbation, un dysfonctionnement, un déséquilibre.

Il répudie cependant les théologiens islamiques qui assimilent l'homosexualité à une maladie.[16]

Henry de Lesquen et l'homosexualité[modifier]

Henry de Lesquen est pour que les homosexuels puissent avoir les pratiques sexuelles qu'ils veulent, du moment qu'elles sont consenties et entre adultes, considérant que "l’État n'a pas à s'immiscer dans l'intimité des adultes". Il dénonce cependant une "coterie homosexuelle" et "LGBT" et considère à titre personnel l'homosexualité condamnable, évoquant sa chrétienté pour justifier cette opinion. Il est contre le mariage homosexuel et contre la pénalisation des propos homophobes. Lesquen considère faux de dire que l'homosexualité est contre-nature.[17]

Références[modifier]