Groland

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Réalisé par : Plusieurs membres de l'équipe de Groland (de gauche à droite : Francis Kuntz, Jules-Edouard Moustic, Benoît Delépine et Gustave Kervern) réunis autour d'un portrait de Christophe Salengro, acteur et président fictif de l'émission.
Genre
Humour

Satire

périodicité
Hebdomadaire
Présentation
Jules-Edouard Moustic (jusqu'à 2018)
Durée
20 minutes
Première diffusion
Septembre 1992
Diffuseur
Canal+
périodicité
Hebdomadaire

Groland est une émission satirique française se déroulant dans le pays fictif de la Présipauté de Groland. Elle est diffusée sur Canal+. Groland peut aussi être considéré comme une troupe d'humoristes, étant donné qu'ils organisent également différents happenings et festivals en dehors du cadre de leur émission.

L'émission se fait remarquer pour son humour vulgaire, "trash" et absurde. Elle connaît différentes versions au court de son existence. La première date de 1992 et s'appelle Les Nouvelles et la version actuelle s'appelle Groland le Zapoï.

S'intéressant à des phénomènes de société et faits d'actualité en tous genre, Groland a évoqué et parodié plusieurs fois les personnages majeurs de la dissidence que sont Dieudonné et Alain Soral. Dieudonné apparaît même dans un sketch de l'émission. Le sujet de la dissidence a principalement été abordé par Francis Kuntz, dont le personnage dans Groland est celui d'un raciste et antisémite patenté.

Il est à noter que Yan Lindingre, qui est entre autres auteur de sketchs pour Groland, a déjà eu des déboires judiciaires avec Marsault.

Relations avec Dieudonné[modifier]

En 2004, Benoît Delépine (dans le rôle de Michael Kael) fait un sketch avec Dieudonné dans Groland. Dans ce sketch, Dieudonné est interviewé par Michael Kael. Il est victime d'une fatwa et dit qu'il doit sortir déguisé en éboueur afin d'éviter de se faire agresser, et qu'il joue désormais ses spectacles dans des caves. Il lui propose ensuite de jouer le sketch du "rabbin nazi" et puis lui joue finalement le sketch du "colon israélien". Michael Kael s'effraie et tente de s'extirper de la situation. Il s'exprime ensuite à la caméra et dit qu'il ne savait pas "que c'était à ce point-là", puis que c'est comme si lui, en tant que journaliste, "commençait à dire la vérité". Il ajoute "faudrait être dingue". Moustic commente ensuite qu'"un noir ça n'ouvre pas sa gueule ça souffle dans une trompette".[1]

En décembre 2008, Francis Kuntz fait un sketch dans Groland dans lequel il parodie le film Agathe Cléry, film dans lequel une femme blanche se retrouve à la place d'une femme noire. Dans sa parodie, Kuntz se retrouve lui à la place de Dieudonné, et se met à tenir des propos antisémites, parlant ainsi du judaïsme comme d'une secte, d'une escroquerie, et de la Shoah comme étant une "pornographie mémorielle". Il est à noter l'utilisation d'un blackface par Francis Kuntz (le film originel Agathe Cléry utilise aussi le même procédé).[2]

En mars 2010, Groland parodie Dieudonné en faisant un sketch retraçant le parcours d'un personnage appelé "Moussouf". Jules-Edouard Moustic introduit le sketch en précisant que Moussouf vient de sortir un livre avec l'écrivain Nono. Cela fait référence au livre de Bruno Gaccio et Dieudonné, Nono étant le personnage que joue Bruno Gaccio dans Groland. Issu des Îles Koufoué (DOM-TOM de Groland) et fervent antiraciste dans les années 1990, Moussouf surprend ensuite tout le monde en apparaissant à un meeting du Front présipautaire (parodie du Front national). On voit ensuite un extrait d'un spectacle de Moussouf appelé Le Négro, dans lequel Moussouf fait des blagues antisémites et fait des mimiques rappelant celles de Dieudonné. Il est cependant soutenu par l'humoriste grolandais Jacky Blangier qui dit "Il déconne !". Moussouf demande ensuite au président du Front présipautaire de devenir le parrain de sa fille. Jacky Blangier continue à le soutenir en disant "Il déconne", mais de manière moins rigolarde. Moussouf fait ensuite un spectacle intitulé Esclavage macht Frei dans lequel il invite l'équivalent grolandais de Robert Faurisson sur scène, accueilli par un comédien habillé en déporté juif qui lui remet un prix de l'irrévérence. On voit alors Jacky Blangier réagir au sketch à la radio en disant "Non mais il déconne". Moussouf fait ensuite un nouveau spectacle intitulé Salomon joue en bourse, dans lequel il interprète la chanson Ein Heller und ein Batzen (souvent associée au nazisme) déguisé en militaire nazi. Jacky Blangier réagit alors en se demandant : "Il déconne, non ?". La voix-off du reportage conclue alors "C'est vrai qu'on sait plus trop".[3]

En décembre 2014, Francis Kuntz fait un sketch sur Dieudonné. Jules-Edouard Moustic introduit le sketch et présente Dieudonné comme "un confrère qui n'est plus frère". Dans son sketch, Francis Kuntz se dit heureux d'être dans un pays où "un ministre de l'Intérieur met toute son énergie contre un nègre qui raconte des blagues sur les youpins". Il dit aussi que "même monsieur Goebbels" n'aurait "pas eu les couilles" de qualifier la quenelle de "salut nazi à l'envers". Il évoque ensuite le piratage et la divulgation de la base de données d'utilisateurs du site Dieudosphère par Ulcan, et dit retrouver "les joies de la délation".[4]

En janvier 2015, Groland fait un sketch sur le complotisme. Jules-Edouard Moustic présente le sketch comme "une enquête de Dieudo de Meyssan-Soral", faisant ainsi référence à la fois à Dieudonné, Thierry Meyssan et Alain Soral.[5]

En août 2016, un fan de Dieudonné fait une photo avec Christophe Salengro dans laquelle il fait une quenelle discrète. Dieudonné nomme ce fan pour le Bal des quenelles 2017.[6]

Il est à noter que Dieudonné propose certains extraits de Groland le concernant sur son site de vidéo à la demande Dieudosphère.[7][8]

Relations avec Alain Soral[modifier]

En janvier 2015, Groland fait un sketch sur le complotisme. Jules-Edouard Moustic, présentateur de l'émission, présente le sketch comme "une enquête de Dieudo de Meyssan-Soral", faisant ainsi référence à la fois à Dieudonné, Thierry Meyssan et Alain Soral.[5] En avril 2015, Francis Kuntz fait un sketch dans lequel il interviewe une parodie d'Agnès Soral, Ajnesse Kirâle, à propos de son livre Frêrot, parodie du livre Frangin d'Agnès Soral à propos de son frère. Durant son interview, Francis Kuntz insinue qu'Ajnesse Kirâle aurait du mal à trouver des producteurs depuis que son frère dit du mal des Juifs. Ajnesse Kirâle lui rétorque que ce n'est pas ce qu'elle dit, et qu'elle trouve simplement insupportable que son frère tienne des propos antisémites. Kuntz lui dit alors qu'il comprend qu'elle ne veuille pas parler, et qu'il réprouve les méthodes qu'utilisent les Juifs contre sa famille, et que tout ça est très bien expliqué dans le livre de son frère. Ajnesse Kirâle part alors du plateau.[9]

Dans le sixième épisode de Soral répond... sur ERFM !, Alain Soral s'exprime à propos de Groland, qu'il estime comme étant la seule émission de Canal+ chez laquelle on trouve parfois "un peu de talent". Il dit qu'il "les connaît bien" et que ceux qui ont du talent dans l'équipe viendraient de l'extrême-droite, comme Jean-François Halin et Albert Algoud.[10]

Articles de la rédaction d'E&R sur Groland[modifier]

En avril 2017, la rédaction d'E&R publie un article contre Groland qu'elle accuse de dépeindre la "France FN" comme des alcooliques. L'article qualifie l'émission de "propagande pro-système" et l'accuse de "mépris de classe".[11]

Cependant, à la mort de Christophe Salengro, qui jouait le rôle du président de Groland, la rédaction d'E&R fait un article lui rendant hommage et dépeignant l'émission comme "le maximum de la subversion autorisée à la télévision". L'article qualifie aussi l'émission de "post-choronienne". La supposée baisse de qualité de l'émission reste tout de même déplorée, et l'article conclut par une photographie de Salengro tirée de l'album de bande dessinée Hitler = SS, dans laquelle il est déguisé en pyjama rayé et avec une étoile jaune devant un drapeau nazi. [12]

Relations avec Michel Collon[modifier]

Dans le cadre du Festival du film grolandais de Toulouse, Groland organisent également un concours littéraire parallèle, dans lequel Michel Collon a été nommé en 2018 pour son livre contre Alain Soral Pourquoi Soral séduit.[13]

Références[modifier]