Attentats de Christchurch

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Fichier:Canterbury Mosque 12 June 2006.jpg
La mosquée Al Noor en 2006.

Les attentats de Christchurch sont une attaque terroriste d'extrême-droite commise le 15 mars 2019 contre deux mosquées de la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Renaud Camus et les attentats de Christchurch[modifier]

La théorie du "Grand remplacement" de Renaud Camus est une idée importante dans le manifeste de Brenton Tarrant, auteur supposé des attentats, et est même mentionné dans le titre, The Great Replacement: Towards a New Society. Camus n'est cependant pas directement mentionné dans le manifeste.[1] Renaud Camus est alors accusé d'avoir contribué au climat et aux idées ayant rendu possibles ces attentats par ses opposants, principalement à gauche et dans les milieux musulmans.

Sur Twitter, Renaud Camus condamne ces attentats, se dit non-violent et dénonce une tentative de faire passer sa théorie du "Grand remplacement" pour du suprématisme blanc.[2][3] Pour lui, le terrorisme serait "les méthodes du colonisateur" (à savoir les personnes issues de l'immigration) et ne devraient pas être utilisées par "les colonisés" (les Blancs) sous peine de céder à "la colonisation".[4]

Daniel Conversano et les attentats de Christchurch[modifier]

Après les attentats, Daniel Conversano déclare sur Twitter avoir visionné en entier la vidéo du terroriste, et s'inquiète de futures représailles de la part d'islamistes.[5] D'après des supposées fuites d'une conversation Telegram, Conversano estimerait en privé que les attentats pourraient "passionner" le débat et engendrer "des réactions dingues".[6] Lors d'un direct du 26 mars sur YouTube, Daniel Conversano qualifie les attentats de Christchurch de "frappe préventive" contre l'immigration. Il pense aussi qu'il y aurait des questions à se poser sur le fait qu'un terroriste comme Brenton Tarrant puisse naître en Nouvelle-Zélande, où il y a assez peu d'immigration; mais qu'il n'y en ait pas en France.[7] Il défend aussi son ami Renaud Camus, et parle de "tentative de diabolisation minable" derrière les accusations d'être l'inspiration idéologique du terroriste.[8] Il ajoute voir derrière ces attentats une "vengeance", même s'il est quand même affecté parce que des enfants sont morts. Il admet avoir la même idéologie que Brenton Tarrant.[9]

Alain Soral et les attentats de Christchurch[modifier]

Sur VKontakte, Alain Soral commente l'actualité des attentats en inculpant Éric Zemmour et Alain Finkielkraut :

On attend les commentaires autorisés de Finkielkraut et Zemmour ![10]

Dans l'épisode 12 de Soral répond... sur ERFM !, Alain Soral s'exprime à nouveau à propos de ces attentats. Il analyse ces attentats comme la conséquence du mondialisme et du métissage "forcé et généralisé". Il met aussi en lumière les séjours de l'auteur des attentats en France, où il se serait d'après lui familiarisé avec la théorie du Grand remplacement, et en Israël, où le terroriste se serait d'après Soral formé au tir dans un camp d'entraînement. Alain Soral trouve aussi étrange que le terroriste se soit focalisé sur l'islam en Nouvelle-Zélande, religion peu représentée dans le pays. Pour lui, le combat identitaire en Nouvelle-Zélande et en Australie devrait plutôt toucher les Aborigènes, "remplacés par des migrants venant d'Europe". Soral théorise que "les sionistes" et Israël auraient peut-être eu des comptes à régler avec les autorités néo-zélandaises. Il voit aussi un lien entre les tueries de masse et le sionisme, en voulant pour preuve le soutien apporté à Israël apporté non seulement par Brenton Tarrant, mais également par Anders Behring Breivik.[11]

Salim Laïbi et les attentats de Christchurch[modifier]

Après les attentats de Christchurch, Salim Laïbi réagit sur son site Lelibrepenseur.org en dénoncant "les pompiers pyromanes" que seraient selon lui les politiciens et les chroniqueurs "qui ont passé les dernières décennies à cracher sur l’islam et les musulmans". Il accuse une fange des intellectuels français d'avoir formé intellectuellement l'auteur des attentats, et les autorités françaises et des pays musulmans de n'avoir rien fait pour empêcher les idées islamophobes de fleurir. Il dresse dans son article une liste de personnes, de médias et de théories qu'il estime complices implicites des attentats :

Jean Robin et les attentats de Christchurch[modifier]

Jean Robin qualifie sur Twitter les attentats de Christchurch de "terrifiants"[12] et condamne "fermement" les attentats. Il appelle à combattre l'islam par "les mots" et par "des moyens légaux" plutôt que par le terrorisme.[13] Il défend Renaud Camus de la responsabilité que Yassine Belattar lui impute des attentats, et dit que Renaud Camus n'a jamais appelé au meurtre, ce qui ne serait selon lui par contre par le cas du Coran.[14] Il prédit une future manifestation en France contre l'islamophobie et pour soutenir les victimes des attentats, et dit que ses participants n'auront pas été aux manifestations précédentes pour soutenir les victimes d'attentats islamistes.[15]

Il fait ensuite une vidéo dans laquelle il condamne à nouveau ces attentats. Il dit avoir vu la vidéo des attentats et avoir lu le manifeste de Brenton Tarrant. Il l'accuse d'être marxiste, car il aurait pour influence Richard Spencer, que JR qualifie de "socialiste", qu'il dit avoir pour modèle la Chine communiste et Nelson Mandela et qu'il se définit comme écofasciste.[16] Quelques jours après, Jean Robin fait une vidéo de réaction aux réactions d'autres personnalités aux attentats de Christchurch.[17]

Yann Merkado et les attentats de Christchurch[modifier]

Après les attentats, Yann Merkado fait une vidéo raciste et islamophobe humoristique intitulée Top 10 des phrases pour se désolidariser du terrorisme blanc. Il détourne des phrases selon lui souvent prononcées par des musulmans en réaction à des attentats djihadistes en les adaptant à l'extrême-droite islamophobe. Il dit également que les terroristes d'extrême-droite n'ont autant rien à voir avec l'extrême-droite que les terroristes djihadistes n'ont rien à voir avec l'islam. Merkado pense pourtant que le terrorisme djihadiste est intrinsèquement lié à l'islam, ce qui peut vouloir dire qu'il soutient en fait les attentats de Christchurch.[18]

Boris Le Lay et les attentats de Christchurch[modifier]

Après les attentats, Boris Le Lay en profite sur Twitter pour faire la promotion d'un "moratoire sur l'immigration extra-occidentale". Il estime que la présence de personnes musulmanes issues de l'immigration amènerait inéluctablement à ce genre d'attentats.[19] Il ajoute que les "principales victimes" de ces attentats seraient les Blancs qui risquent à son avis de subir des amalgames.[20] Il s'en prend aussi à Renaud Camus qu'il accuse de ne pas assumer que ses propos aient pu mener à ces attentats.[21] Il publie ensuite un article sur son site Breiz Atao dans lequel il accuse la mosquée Al Noor, qui a été visée par le terroriste, d'avoir radicalisé et fourni deux djihadistes à une cellule d'Al Qaïda.[22]

Pierre de Brague et les attentats de Christchurch[modifier]

Après les attentats de Christchurch, Pierre de Brague intervient à PressTV, chaîne iranienne francophone, et dit que l'on serait "en bout de chaîne de la vision néo-conservatrice atlanto-sioniste du monde". D'après lui, l'auteur des attentats serait un terroriste "d'extrême-droite sioniste". Il voit Éric Zemmour comme l'une des inspirations idéologiques de ces attentats. Il se plaint également que l'islamophobie ne serait pas traitée de la même manière que l'antisémitisme.[23]

Aldo Sterone et les attentats de Christchurch[modifier]

Après les attentats de Christchurch, Aldo Sterone fait une vidéo dans laquelle il déplore qu'il n'y ait selon lui pas autant de réactions face aux attentats contre des mosquées chiites que face aux attentats contre des mosquées sunnites. Il défend aussi Chelsea Clinton et Renaud Camus que certaines personnes ont responsabilisé de ces attentats. Il exprime aussi sa peur que ces attentats puissent empêcher de futures critiques de l'islam, du hijab ou du djihadisme.[24]

Ahmed Moualek et les attentats de Christchurch[modifier]

Après les attentats de Christchurch, Ahmed Moualek fait une vidéo dans laquelle il y réagit. Il s'étonne que la première ministre néo-zélandaise ne veuille pas donner le nom du terroriste. Il s'offusque aussi de la réaction d'un membre de la famille d'une victime des attentats qui accorde son pardon au terroriste.[25]

Références[modifier]