Antisionisme

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L'antisionisme (ou anti-sionisme) désigne historiquement l'opposition au projet sioniste d'établissement d'un foyer national juif en Palestine.

Après la guerre de 1967 et les conquêtes territoriales israéliennes, et en parallèle avec la médiatisation de la cause palestinienne et du problème des réfugiés palestiniens, la notion d'antisionisme évolue et devient plus ambiguë. Le terme peut caractériser des prises de positions aussi éloignées que le simple rejet de la politique israélienne à la revendication de son anéantissement. Ainsi, l'antisionisme est parfois invoqué comme une échappatoire pour voiler une nouvelle forme d'antisémitisme et cette accusation est elle-même dénoncée comme une manipulation visant à empêcher toute critique d'Israël et du sionisme.

La plupart des dissidents se déclarent antisionistes, comme Alain Soral, Dieudonné, Marc-Edouard Nabe, Salim Laïbi, Hervé Ryssen, ou précédemment Ahmed Moualek. Yahia Gouasmi fonde même en 2009 le Parti antisioniste, auquel adhéreront Soral, Dieudonné, Moualek ou Noémie Montagne.

Démocratie Participative et l'antisionisme[modifier]

Dans un article du 2 décembre 2019 réagissant à une résolution controversée (que ses opposants accusent d'entraver la critique d'Israël) proposée par un député LREM, Captain Harlock de Démocratie Participative affirme l'antisémitisme inhérent à l'antisionisme et le décrit comme "la forme la plus récente et la plus opérationnelle de l'antisémitisme". Il y voit ainsi un paradoxe chez les "gauchistes" parmi lesquels l'on dénombre une grande partie d'antisionistes antiracistes. Captain Harlock affirme lui-même à la fois son antisémitisme et son antisionisme, considérant que "Les juifs sont des ordures, universellement, qu’ils vivent dans une colonie israélienne de Cisjordanie ou qu’ils achètent et vendent des actions à New York".[1] Le 4 décembre, après que cette résolution a été approuvée, il estime que "D’après le texte, l’état suprémaciste juif ne pourra plus être l’objet de la moindre critique" et que cela signerait "l’instauration officielle de la dictature juive en France".[2]

Références[modifier]